Face à la recrudescence des viols et agressions sexuelles visant des enfants au Tchad, le Groupe de Réflexion pour l’Avenir et la Construction du Tchad (GRACTCHAD) sort de sa réserve. Dans une déclaration ferme, son président Ahmat Haroun Larry dresse un constat alarmant et met directement en cause les autorités.

L’organisation évoque une situation devenue insoutenable et parle d’un manquement grave de l’État à ses obligations fondamentales. « Ces crimes ignobles traduisent l’échec grave de l’Etat tchadien dans sa mission régalienne de protection des citoyens les plus vulnérables », affirme Larry.

Au-delà des violences sexuelles, le GRACTCHAD attire l’attention sur d’autres formes d’atteintes aux droits de l’enfant : exploitation économique, mendicité forcée, abandon dans la rue. Pour le mouvement, l’absence de stratégie publique claire face à ces drames révèle une déconnexion inquiétante entre les priorités officielles et la réalité sociale.

L’organisation interpelle particulièrement le ministère en charge de la Petite Enfance, dénonçant un silence qu’elle juge inacceptable. Elle réclame des mesures judiciaires immédiates, une clarification des responsabilités institutionnelles et un recentrage des politiques publiques sur la protection et l’éducation.

En guise d’avertissement, le GRACTCHAD rappelle que « la protection des citoyens n’est pas négociable » et promet de poursuivre son combat contre ce qu’il qualifie de dérive politique dangereuse.

Akhouane Soussé

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