Selon un classement publié en novembre par l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD) et l’Institut Portulans, un organisme de recherche à but non lucratif, le pays de toumaï se retrouve en 35e place soit en dernière position sur les pays africains les plus attractifs pour les talents en 2025.

Dans cette compétition mondiale pour les talents à l’ère de l’intelligence artificielle et des technologies de pointe, l’Afrique est à la traîne à cause de plusieurs contraintes structurelles en matière d’innovation, de réglementations et de formation aux compétences avancées sur le marché du travail. La République de Maurice, les Seychelles et l’Afrique du Sud sont les pays africains les plus attractifs pour les talents en 2025, selon l’INSEAD et l’Institut Portulans, un organisme de recherche à but non lucratif basé à Washington. Le « Global Talent Competitiveness Index (GTCI) » évalue les capacités de 135 pays qui représentent 93 % de la population et 97 % du PIB mondiaux, à attirer, développer et retenir des talents, en se basant sur 77 indicateurs quantitatifs et qualitatifs, rapporte l’agence Eco finance.

Parmi ces derniers, l’efficacité du gouvernement, l’environnement réglementaire, l’accès à l’Internet dans les établissements éducatifs, les dépenses en recherche et développement, le pourcentage des étudiants étrangers dans le système éducatif, la tolérance à l’égard des immigrés, la protection sociale, les compétences numériques, le pourcentage des exportations à forte valeur ajoutée, l’adoption de l’intelligence artificielle, les compétences relationnelles et le bien-être des employés. Ce modèle s’articule autour de 6 piliers, dont 4 d’entrée (faciliter, attirer, développer et retenir) qui reflètent les déterminants institutionnels, réglementaires et politiques des écosystèmes nationaux de gestion de talents. Les 2 piliers de sortie (compétences professionnelles et techniques, et compétences générales adaptatives) reflètent les résultats de ces entrées en termes de disponibilité des compétences, et leur impact sur la productivité et l’innovation.

En tête à l’échelle continentale, la République mauricienne occupe le 4e rang à l’échelle mondiale, les Seychelles (50e rang mondial) se positionnent à la deuxième place africaine, devant l’Afrique du Sud (79e rang mondial), le Cap-Vert (83e), le Botswana (85e), la Tunisie (88e), la Namibie (90e), l’Égypte (94e), l’Algérie (96e). Le Maroc (98e rang mondial) ferme le Top 10 africain. Les cinq pays africains occupent les derniers rangs à savoir le Burkina Faso (130e rang mondial) occupe la 31ème à l’échelle africaine, suivi du Madagascar (131e), du République Démocratique du Congo (133e), le Niger (134e) et enfin le Tchad (135e) qui occupe le 35e rang et dernier en Afrique.

Le classement souligne que le Tchad fait face à des obstacles majeurs limitant l’accès à l’emploi. Le taux de chômage élevé, combiné à une économie fragile, entrave les opportunités professionnelles pour les jeunes et les diplômés. L’accès à l’éducation de qualité, les infrastructures de santé, et les conditions de vie sont des critères déterminants dans l’évaluation de l’attractivité d’un pays. Malheureusement, le Tchad souffre de lacunes dans ces domaines. Les infrastructures de transport et de communication restent sous-développées, et les services publics peinent à répondre aux besoins de la population.

Adoum Noël

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