Credit photo : PSF – Page facebook

Une nouvelle fracture semble émerger au sein du Parti Socialiste sans Frontières (PSF). Dans deux documents distincts datés du 19 mai 2026, des militants, cadres du parti et responsables de coordinations de la diaspora ont publiquement exprimé leur désaccord avec certaines décisions attribuées au secrétaire général, Gam Robert, dénonçant une gestion qu’ils jugent unilatérale et contraire aux textes du parti.

Dans une correspondance intitulée « Mise en garde », adressée directement à Gam Robert, des représentants d’organes de base, du bureau exécutif et de coordinations du PSF reprochent au responsable des restructurations internes prises « sans aucune consultation des membres du bureau exécutif et cadres du parti ». Les signataires évoquent notamment des décisions concernant les coordinations du PSF à l’étranger, qu’ils considèrent comme une « dérive » organisationnelle.

Le document affirme également que Gam Robert aurait engagé des réorganisations sans base légale, notamment à travers un « collège politique » qualifié d’organe ad hoc. Les auteurs rappellent que sa désignation comme secrétaire général « intérimaire », selon leur version, ne lui conférerait pas de prérogatives politiques majeures avant la tenue d’un congrès électif du parti. Ils lui accordent un ultimatum de 48 heures pour répondre à une pétition portant sur sa gestion administrative et financière.

Dans un second communiqué, les coordinations PSF du Canada et de la Grande-Bretagne dénoncent également une décision de restructuration des représentations du parti à l’étranger, affirmant avoir appris cette initiative « à travers les réseaux sociaux, sans aucune concertation préalable ». Les responsables concernés soutiennent que leurs structures fonctionnent normalement et rejettent les arguments d’une nécessité organisationnelle.

Les signataires estiment que ces mesures risquent d’aggraver les tensions internes dans un contexte déjà marqué par une crise au sein du parti fondé par feu Yaya Dillo Djerou Betchi. Ils appellent à « un dialogue sincère, inclusif et responsable » afin de préserver l’unité du PSF et d’éviter davantage de divisions.

À l’heure où nous publions, le Parti Socialiste sans Frontières (PSF) n’a pas officiellement réagi aux accusations formulées par ces responsables et coordinations de la diaspora.

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