Dans une tournure inattendue des événements, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a sollicité l’avis du Conseil constitutionnel concernant la réintégration d’Ousmane Sonko, leader du parti PASTEF, au sein de l’Assemblée nationale. Cette demande intervient dans un climat de tensions politiques croissantes entre l’exécutif et certains membres de sa majorité, exacerbées par l’éviction de Sonko de son poste de Premier ministre le 22 mai 2026.

L’objectif de cette saisine était de clarifier les conditions entourant le retour parlementaire de Sonko, ainsi que d’examiner la question de l’incompatibilité entre certaines fonctions institutionnelles. En effet, le contexte politique actuel soulève des interrogations sur la capacité de l’Assemblée nationale à gérer des situations complexes, notamment celles impliquant des figures controversées comme Sonko.

Le Conseil constitutionnel a déclaré son incompétence pour statuer sur cette affaire, arguant que celle-ci relève du fonctionnement interne de l’Assemblée nationale et de son règlement intérieur. Cette réponse renvoie donc la gestion de la situation aux députés eux-mêmes, laissant ouverte la question de la réintégration de Sonko.

Alors que les opérations parlementaires se poursuivent, une séance plénière est prévue pour discuter de cette réintégration, et il reste à voir comment les députés aborderont ce dossier sensible. La décision du Conseil constitutionnel met en lumière les tensions existantes au sein de l’institution et soulève des interrogations sur l’avenir politique d’Ousmane Sonko et son rôle dans le paysage législatif sénégalais.

Adoum Noël

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