
Hier vendredi 29 mai, le parlement ghanéen a voté une loi anti-LGBT+ parmi les plus sévères du continent africain, qui attend désormais la ratification du président John Mahama pour entrer en vigueur.
Cette législation, intitulée « loi sur les droits sexuels et les valeurs familiales », prévoit des peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour des relations homosexuelles, et de trois à cinq ans pour toute forme de promotion, de parrainage ou de soutien aux activités LGBT+.
Le président Mahama, qui avait exprimé son soutien à cette initiative durant sa campagne électorale, a réaffirmé ses convictions sur les valeurs traditionnelles : « Je crois aux principes et aux valeurs selon lesquels il n’existe que deux sexes : l’homme et la femme. Le mariage, quant à lui, doit être entre un homme et une femme », a-t-il déclaré peu après son accession au pouvoir.
Ce vote, qui s’inscrit dans un contexte plus large de répression contre les droits des personnes LGBT+ dans plusieurs pays africains, soulève des inquiétudes quant à l’impact sur la société ghanéenne, où les discriminations sont déjà omniprésentes. La loi n’attend que la signature du président.
Azibert Moussa