
La Médiature de la République a tenu ce 18 juin 2026, une réunion capitale à N’Djamena, visant à promouvoir la paix et la cohésion sociale au Tchad. Ce rassemblement a réuni des figures clés du gouvernement, dont le Vice-Premier ministre Limane Mahamat et le Médiateur de la République, Amb Saleh Kebzabo, ainsi que des partenaires engagés dans le processus de paix.
Les discussions ont principalement porté sur la justice transitionnelle et la stratégie nationale de réconciliation, des thèmes essentiels pour renforcer le dialogue et la stabilité durable dans le pays. Félix Ahouansou, Représentant du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH), a souligné l’importance d’une validation politique efficace de cette stratégie, appelant à une mobilisation coordonnée de l’ensemble du gouvernement.
Le Médiateur de République, Amb Saleh Kebzabo, a rappelé l’histoire complexe du Tchad, marquée par des tensions politiques et des conflits. Il a noté que, bien que des initiatives aient été prises, la paix reste fragile si elle n’aborde pas les racines des conflits et n’inclut pas les voix des victimes. « Une réconciliation qui ne regarde pas les blessures en face reste inachevée », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de placer les victimes au cœur du processus.
Amb Saleh Kebzabo a mis en garde contre trois pièges à éviter dans la mise en œuvre de la stratégie : réduire la réconciliation à de simples discours, confondre réconciliation et oubli, et vouloir la paix sans réforme institutionnelle. Il a insisté sur le fait que la paix durable exige des transformations profondes dans divers domaines.

Le Vice-Premier ministre Chargé de la décentralisation Limane Mahamat a rappelé que la réconciliation est une responsabilité collective qui engage tous les Tchadiens. Il a salué la démarche de la Médiature et a souligné que le document soumis vise à faciliter des avancées réelles dans le cadre du projet politique du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.
Cette rencontre initiée par la Médiature et de la République et le Haut Commissariat des Droits de l’Homme représente une étape importante vers un avenir pacifique et unifié pour le Tchad, tout en soulignant la nécessité d’un engagement commun pour surmonter les défis historiques du pays de Toumaï.

Adoum Noël