
Le gouvernement ghanéen a décidé de rejeter la demande de visite d’État du président sud-africain Cyril Ramaphosa, invoquant des préoccupations majeures concernant la sécurité et la dignité de ses citoyens en Afrique du Sud. Selon un rapport de graphic.com.gh, cette décision souligne la priorité accordée par le Ghana à la protection de ses ressortissants vivant à l’étranger.
Une source gouvernementale ghanéenne a confirmé que les craintes entourant la sécurité du président Ramaphosa étaient également un facteur déterminant. Les récentes attaques xénophobes en Afrique du Sud ont suscité des inquiétudes quant à des possibles représailles, rendant la situation délicate pour une visite de haut niveau.
Le gouvernement ghanéen a fait savoir que son engagement à protéger ses citoyens à l’étranger était «non négociable». La source a également exprimé des réserves quant à la possibilité que la visite de Ramaphosa entraîne des réactions publiques négatives, ce que le gouvernement souhaite éviter à tout prix.
Le rapport précise que cette décision a été officiellement communiquée aux autorités sud-africaines, le Ghana exhortant le gouvernement d’Afrique du Sud à intensifier ses efforts pour lutter contre les attaques xénophobes et garantir la sécurité des ressortissants ghanéens sur son territoire.
Cette situation souligne les tensions persistantes en Afrique du Sud et met en lumière les défis auxquels sont confrontés de nombreux pays africains pour protéger leurs citoyens à l’étranger, surtout dans un climat de violence xénophobe. Le Ghana, en priorité, semble vouloir s’assurer que ses citoyens se sentent en sécurité et respectés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.
Adoum Noël