
Dans une tribune controversée, l’ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a exprimé son opinion sur le match de la Roja contre l’équipe de France, prévu mardi 14 juillet en demi-finale de la Coupe du monde 2026. Bien que Rajoy ait commencé par féliciter l’équipe espagnole pour sa qualification, il a rapidement dérapé en tenant des propos injurieux à l’égard des Bleus, notamment en insinuant que l’équipe de France ne comptait « aucun joueur français dans ses rangs ».
L’ex-dirigeant du Parti populaire a d’abord salué le talent de Kylian Mbappé et de ses coéquipiers, reconnaissant leur statut d’adversaire redoutable. Il a évoqué le palmarès impressionnant de la France, double championne du monde et actuelle leader du classement FIFA. Toutefois, son commentaire sur l’origine des joueurs a choqué et provoqué une onde de choc au sein de l’opinion publique.
En réponse, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a condamné fermement les propos de Rajoy, soulignant que « l’Espagne appartient à ceux qui l’aiment et la font vivre, pas à ceux qui la déshonorent par des déclarations xénophobes ». Son message sur X (anciennement Twitter) a été clair : « Que le meilleur gagne… et que le racisme perde. »
L’ambassade de France en Espagne, dirigée par Kareen Rispal, a également réagi, rappelant que tous les joueurs de l’équipe de France sont, en effet, français. Sur les 26 joueurs, 23 sont nés en France, et les 3 autres, bien que nés à l’étranger, ont la nationalité française. Cette réponse vise à clarifier les faits face à ce qu’elle qualifie de « nouvelle attaque raciste », un délit en France.
Plusieurs joueurs de la Roja ont été interrogés sur cette polémique. Ils ont exprimé leur désapprobation à l’égard des commentaires de Rajoy, affirmant que la couleur de la peau ne devrait en aucun cas définir l’appartenance d’un joueur à une équipe nationale.
Adoum Noël