
L’annonce du président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, de supprimer les visas d’entrée pour tous les ressortissants africains à compter de janvier 2027 est saluée par le juriste et citoyen tchadien Salhadin Youssouf. Pour lui, cette décision constitue une avancée majeure en faveur de l’intégration africaine, mais elle doit être accompagnée d’une politique ambitieuse de développement touristique.
Selon Salhadin Youssouf, le Tchad possède des atouts exceptionnels qui méritent d’être davantage mis en valeur. Berceau de l’humanité avec Toumaï, le pays abrite le parc national de Zakouma, les paysages spectaculaires du massif de l’Ennedi, le désert du Sahara, le lac Tchad, les oasis, ainsi qu’une diversité culturelle unique portée par plus de 200 communautés.
Toutefois, il estime que l’ouverture des frontières ne produira pleinement ses effets que si elle s’accompagne d’investissements structurants. Il plaide notamment pour la modernisation et l’entretien des routes reliant les principaux sites touristiques, le renforcement des dessertes aériennes intérieures, l’amélioration des infrastructures d’accueil (hôtels, auberges, restaurants et aires de repos), le développement de la signalisation touristique, ainsi que le renforcement de la sécurité des circuits.
Le juriste appelle également à une stratégie nationale de promotion du tourisme tchadien, associant les collectivités locales, les opérateurs privés et les communautés riveraines afin de préserver les écosystèmes et le patrimoine culturel.
« Le Tchad est une destination d’exception. Un voyage dans notre pays, c’est une immersion au cœur d’une nature préservée, d’une histoire millénaire et d’une hospitalité authentique. L’exemption de visas doit devenir le point de départ d’une véritable politique de développement touristique au service de la croissance économique et du rayonnement du Tchad », soutient Salhadin Youssouf.
AMA Mht