
Par un communiqué signé de Sadam Madiri Kawadi, Secrétaire national à la Communication, l’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) a exprimé sa vive inquiétude après le retrait du Tchad du Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI). Pour le parti, cette décision intervient dans un contexte marqué par « l’enlèvement » de son président national, Max Kemkoye, depuis le 25 avril 2026, suivi de sa condamnation aux côtés de 7 autres responsables politiques membres de l’ex Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP).
Face à cette situation, l’UDP a annoncé le report de ses vacances politiques de 2026 afin de maintenir une mobilisation permanente de ses structures nationales et de l’étranger. Le parti estime que le retrait du Statut de Rome est « très regrettable, suspect et dangereux », considérant qu’il favorise un climat d’impunité et accentue le recul de la démocratie, des droits humains et des libertés publiques.
Le communiqué souligne également que le Tchad enregistre des reculs dans les classements internationaux relatifs à la gouvernance politique, sociale, économique et financière, appelant à une remobilisation nationale face à ces défis.
Réaffirmant son attachement à « l’État de droit, les libertés fondamentales et les valeurs démocratiques », l’UDP exhorte le pouvoir à engager « un dialogue républicain élargi » pour favoriser l’apaisement et renforcer l’unité nationale.
Enfin, fidèle à sa devise « Le Peuple avant tout », le parti annonce que son siège national demeure ouvert afin d’accueillir militants, sympathisants et citoyens désireux de contribuer à son action politique et citoyenne.
AMA Mahamat Ibrahim