Suite aux propos tenus par le porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, qui s’est étonné de la possibilité pour Max Kemkoye de s’exprimer sur les réseaux sociaux malgré sa détention, l’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) a apporté une réponse juridique.

Dans un communiqué, le secrétaire chargé de communication de l’UDP, Sadam Madiri Kawadi, rappelle que Max Kemkoye, ayant interjeté appel de sa condamnation initiale, bénéficie du statut de prévenu en détention provisoire et non de condamné. Conformément à l’article 31 de la loi n°19/PR/2017 sur le régime pénitentiaire, les détenus provisoires ont le droit de correspondre quotidiennement avec toute personne de leur choix, sauf décision contraire du magistrat saisi.

L’UDP estime dès lors que l’étonnement exprimé par le ministre de la Communication relève d’une méconnaissance des textes juridiques en vigueur. Le parti souligne qu’un porte-parole du gouvernement se doit de maîtriser la législation nationale avant de s’exprimer sur la situation d’un prisonnier.

Azibert Moussa

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