La Coalition pour Sauver la Démocratie au Tchad (COSADT) a exprimé son indignation lors d’un point de presse tenu ce samedi 8 août 2026, dans les locaux de la radio FM Liberté. Elle s’est fermement opposée à la décision unilatérale du gouvernement de se retirer de la Cour Pénale Internationale (CPI), qualifiant cette action de menace pour la justice et l’intégrité du pays sur la scène internationale.

Le Coordonnateur de la COSADT, Izadine Ahmat Tidjani, a déclaré que ce retrait, pris sans justification valable ni consultation publique, soulève de sérieuses inquiétudes. « Ce geste semble davantage motivé par des considérations politiques internes que par un réel souci pour les droits de l’homme », a-t-il affirmé. Dans un contexte marqué par l’impunité et les arrestations arbitraires, cette décision pourrait être interprétée comme une volonté d’échapper à tout contrôle judiciaire, dit-il.

La COSADT a rappelé que l’adhésion à la CPI est synonyme de respect de l’état de droit, ce qui rassure les partenaires et les investisseurs. « Quitter la CPI, c’est s’isoler », a averti Izadine Ahmat Tidjani, soulignant que la cour représente un recours essentiel pour les victimes de crimes graves lorsque la justice nationale fait défaut. La coalition a également critiqué le soutien du gouvernement envers certains États jugés « voyous », comme les États-Unis, et a appelé à une réévaluation de cette position. Selon Izadine Ahmat Tidjani, ce soutien est basé sur des intérêts personnels, au détriment des véritables enjeux de gouvernance et de justice sociale.

Dans ce contexte, la COSADT voit ce projet de retrait comme une tentative d’échapper à la justice, tant nationale qu’internationale. « Refuser la CPI aujourd’hui, c’est envoyer un signal que les violations des droits peuvent se produire sans conséquences », a-t-il déclaré.

La COSADT exige donc que le gouvernement reconsidère sa décision et opte pour le renforcement de la coopération avec la CPI. Elle appelle également à une réforme profonde de la justice nationale, à la libération immédiate des détenus politiques et arbitraires, et à mettre fin à l’impunité.

Enfin, la COSADT a lancé un appel à tous les leaders politiques, associatifs et religieux à s’unir pour exiger justice, transparence et état de droit : « Il est urgent de garantir que le Tchad demeure un acteur crédible et engagé dans la lutte pour les droits humains », a-t-elle conclu.

Adoum Noël

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