
Dans un contexte où les rumeurs de collaboration entre le clergé et les sciences occultes font surface, l’évêque du diocèse d’Ebolowa, Mgr Philippe Alain Mbarga, a décidé de réagir fermement. Plutôt que de dénoncer ces pratiques, il invite les praticiens des arts occultes à transformer leurs capacités en un vecteur de développement.
S’appuyant sur la Doctrine Sociale de l’Église et les enseignements de l’Évangile, Mgr Philippe Alain Mbarga lance un appel à la conversion. Son message illustre à souhait la réalité actuelle, déclarant que les « sorciers » doivent renoncer à des pratiques destructrices et utiliser leur ingéniosité pour le bien commun. En comparaison avec les innovations scientifiques occidentales, il souligne que des savoirs occultes pourraient être réorientés pour améliorer la vie des communautés locales, a indiqué Catholikia.
L’évêque interpelle particulièrement les « propriétaires » des fameux « avions de nuit », une métaphore pour désigner des moyens de transport mystiques. Son défi vise à moderniser ces pratiques, les transformant en véritables outils logistiques. Par exemple, cela pourrait permettre un acheminement rapide des récoltes vers les centres urbains, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et au développement économique.
Avec cette approche, Mgr Philippe Alain Mbarga propose une redéfinition de la sorcellerie. Plutôt que d’être perçue comme une menace, elle pourrait devenir un levier pour le développement humain, plaçant ainsi l’Église au cœur d’un dialogue nouveau entre spiritualité et progrès. Ce défi audacieux pourrait bien marquer un tournant dans la perception des pratiques occultes au Cameroun.
Adoum Noël