
Lors de la célébration de l’Aïd El-Fitr, marquant la fin du Ramadan, le chef de l’État tchadien a fermement réagi face aux tensions croissantes entre les musulmans Tidjanites et Sunnites, appelés Wahhabites. Ces divisions ont dégénéré en affrontements, notamment à Oum Hadjer, dans le Batha, et en actes de vandalisme sur des mosquées à Kalait, dans le nord du pays.
Face à cette situation alarmante, le président a appelé à l’ordre et à l’apaisement, insistant sur la nécessité d’une unité entre coreligionnaires. « Chaque musulman doit cultiver l’unité et l’amour de son prochain et éviter d’être la cause de la fitna, la discorde religieuse », a-t-il déclaré sans ambages.
Il a exhorté les fidèles à transcender leurs différences idéologiques et à respecter les lois de la République, rappelant que d’autres confessions vivent en harmonie malgré leurs divergences. « Les musulmans doivent prendre exemple sur nos compatriotes d’autres confessions, qui ont eux aussi plusieurs formes de croyances mais pratiquent leur religion en harmonie et dans le respect mutuel », a-t-il souligné.
« Avez-vous déjà vu des chrétiens se battre entre eux ou brûler des lieux de culte à cause de leurs différences ? », a-t-il interrogé, mettant en avant la nécessité d’une cohabitation pacifique.
Le président a conclu en appelant les dignitaires religieux à éviter toute incitation à la confrontation, prenant pour exemple les violences survenues à Kalait au début du Ramadan. « Les érudits musulmans doivent bannir les querelles intestines, en particulier ceux qui prônent la confrontation, à l’image de ce qui s’est passé dans une mosquée à Kalait, le premier jour du Ramadan. Que cela cesse ! » a-t-il martelé, signifiant ainsi une tolérance zéro face à ces dissensions.
Abderamane Moussa Amadaye