La Rédaction de Flashtchad.com a dévoilé ce 14 janvier 2026 la cinquième édition de sa sélection annuelle, mettant en lumière les personnalités qui ont marqué l’année 2025 à travers leurs contributions dans divers domaines. Cette initiative vise à reconnaître et à célébrer les acteurs tchadiens de différents domaines qui, par leurs œuvres politiques, sociales, syndicales, sportives et en matière de droits humains, ont eu un impact significatif sur l’ensemble du territoire national.

Les lauréats proviennent de divers horizons, illustrant la richesse de leur travail et la diversité de leur contribution dans société allant l’intérêt du peuple tchadien ainsi que des initiatives présentes au sein de la communauté nationale. Les critères de désignation reposent sur l’impact des actions, l’innovation, la capacité des acteurs à inspirer les autres dans le pays de Toumaï , la lutte contre les injustices sociales ainsi que la représentation du Tchad à l’international. La Rédaction de Flashtchad.com a évalué chaque acteur sélectionné avec mérite et soin durant le début de l’année jusqu’à la fin de l’année 2025 cherchant à mettre en avant ceux qui ont véritablement fait la différence à travers leurs œuvres au Tchad.

Personnalités marquantes de l’année 2025 au Tchad : entre pouvoir, contestation, innovations et engagements sociaux

Mahamat Idriss Déby Itno, un président omniprésent mais contesté, En 2025, le président Mahamat Idriss Déby Itno a multiplié les sorties de terrain et les actions symboliques : visites des bassins de rétention à l’approche de l’hivernage pour évaluer la situation des populations vulnérables, inspections dans les hôpitaux et institutions publiques pour contrôler le fonctionnement administratif, signature de l’accord de paix de Miski et ouverture du palais présidentiel aux orphelins. Ces gestes illustrent une volonté affichée de proximité avec la population et de contrôle direct sur les décisions gouvernementales. Cependant, cette omniprésence ne fait pas consensus. Les partis d’opposition et plusieurs ONG dénoncent un exécutif vertical, un resserrement de l’espace civique et des «arrestations ciblées d’opposants», soulignant que le dialogue reste limité et sélectif. Les critiques pointent un contraste entre la visibilité du président et l’absence de réforme institutionnelle structurelle pour garantir transparence et inclusivité. L’évaluation de 2025 laisse donc apparaître un chef d’État actif mais contesté par certaines personnes.

Succès Masra, l’opposant au cœur d’une crise politico-judiciaire Président du parti Les Transformateurs, Succès Masra s’est fait remarquer par son engagement virulent contre les violences de l’État, notamment après les massacres de Mandakao. Son arrestation en mai 2025, liée à un audio circulant sur cet événement, a provoqué une mobilisation nationale et internationale. L’interdiction faite aux avocats étrangers de venir défendre Masra a exacerbé les inquiétudes concernant l’indépendance de la justice tchadienne et le respect des droits fondamentaux, renforçant le sentiment d’un État qui limite l’espace politique de l’opposition. Sa démarche illustre également le rôle central des opposants dans la dénonciation des violations des droits humains, mais elle met en lumière la «fragilité du système judiciaire» face aux pressions politiques.

Le GCAP et le duo Max–Koursami, la rupture assumée, Max Kemkoye et Nasour Koursami, figures influentes du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), ont marqué 2025 par leur retrait de la scène politique et la fermeture de leurs bureaux. Ils dénoncent un système jugé illégitime et corrompu, et estiment que la démocratie tchadienne est en déclin. Ce geste, rare dans l’histoire politique nationale, constitue un signal fort : il traduit non seulement l’exaspération d’une opposition jugée marginalisée mais pose la question de la capacité de l’État à maintenir un dialogue inclusif et fonctionnel. Leur retrait a eu un impact symbolique majeur sur l’opinion publique et la communauté internationale, qui suit de près la fragilité du paysage politique tchadien.

Zakaria Adam Zakaria, la société civile en alerte, Coordinateur de Wakit Tama Section Politique, Zakaria Adam Zakaria s’est distingué par sa constance dans la dénonciation des injustices et la critique de l’incapacité de l’État à protéger ses citoyens, notamment après Mandakao. Il a demandé la démission de membres du gouvernement, dénonçant l’inefficacité et l’inaction de l’exécutif face aux crises sécuritaires.
Sa posture illustre le rôle crucial de la société civile comme contre-pouvoir, même face à un État réticent au dialogue. Son engagement a permis de maintenir une attention médiatique sur les violations des droits humains et a inspiré d’autres acteurs civils à s’exprimer malgré les risques.

Takilal Ndolassem, Député à l’Assemblée nationale, Takilal Ndolassem a utilisé les réseaux sociaux pour amplifier la voix des citoyens, dénonçant les inégalités sociales et les manquements des autorités locales et nationales. Ses vidéos et interventions en ligne touchent surtout les jeunes, créant un espace de sensibilisation et de mobilisation citoyenne. Si cette stratégie lui donne une audience large et directe, elle soulève aussi des questions sur l’efficacité réelle de la communication numérique face à des enjeux institutionnels plus lourds, et sur le risque de polarisation autour des réseaux sociaux plutôt que dans les débats parlementaires classiques. Il est également actif dans les plénières à l’assemblée nationale.

Béral Mbaïkoubou, une voix critique à l’Assemblée nationale, Député reconnu pour son éloquence et son franc-parler, Béral Mbaïkoubou a mis en lumière les difficultés économiques et sociales de la population. Il critique le manque de réponses concrètes de l’exécutif et plaide pour des solutions tangibles, allant au-delà des discours officiels. Son influence repose sur sa capacité à articuler les préoccupations populaires à la tribune nationale, mais elle s’accompagne d’une tension permanente avec le pouvoir, qui perçoit certaines critiques comme une remise en cause directe de son autorité.

Mahamat Digadimbaye, la CASCIDHO entre défense des citoyens et souveraineté,
Coordinateur de la CASCIDHO, Mahamat Digadimbaye a concentré ses efforts en 2025 sur la protection des Tchadiens affectés par les conflits en République centrafricaine. Il a défendu leurs droits et veillé à la documentation des exactions, contribuant à des procédures judiciaires internationales impliquant des groupes armés anti-Balaka. Il a également soutenu l’État tchadien dans la réponse à la plainte de l’ONG Priority Peace of Sudan devant la CPI, insistant sur la complémentarité entre protection des droits et défense de la souveraineté nationale. Son action illustre le rôle qu’une société civile proactive peut jouer à l’intersection de la justice internationale et de la politique nationale.

Tahir Togou Djimet, tradition et médiation politique, Chef de canton et ancien conseiller national, Tahir Togou Djimet a utilisé son autorité traditionnelle pour appeler au dialogue et à la réconciliation, incluant les politico-militaires. Contrairement à d’autres soutiens du pouvoir, il interpelle publiquement le président sur la nécessité d’une approche inclusive, plaçant la cohésion sociale et l’apaisement au cœur de ses interventions. Son engagement illustre la capacité des autorités locales et traditionnelles à influencer la dynamique politique, parfois plus efficacement que les structures officielles.

Bétel Casimir, un athlète qui valorise le Tchad, Taekwondoïste international, Bétel Casimir a remporté plusieurs médailles en 2025, représentant le pays sur la scène mondiale. Son succès sportif est particulièrement notable dans un pays où le soutien aux athlètes reste limité, et où les infrastructures sportives sont rares.
Au-delà du palmarès, son engagement inspire une nouvelle génération et contribue à l’image positive du Tchad à l’international.

Mahamat Al-Habib Idriss, l’éducation comme mission citoyenne, Enseignant de mathématiques, il a choisi de diffuser ses cours en ligne gratuitement, refusant toute offre commerciale pour son audience. Son action a permis à des milliers de jeunes tchadiens et africains d’accéder à l’enseignement dans un contexte où l’éducation reste un défi majeur.
Son engagement illustre la capacité des enseignants à agir en dehors des structures officielles pour combler des lacunes éducatives.

Ousmane Abderamane Inna Djougourou et la lutte anticorruption, À la tête d’un organe de contrôle, Djougourou a révélé en 2025 d’importants détournements de fonds notamment plusieurs millions, entraînant des arrestations. Si ces actions sont saluées comme un pas vers la transparence, elles posent également des questions sur la «sélectivité et la portée réelle des enquêtes», reflétant les limites du système de contrôle dans un contexte de forte pression politique.

Yacine Abdramane Sakine, une opposition sans compromis, Président du parti Réformiste, il dénonce sans concession la corruption et la mauvaise gouvernance, mobilisant militants et citoyens autour de messages de réforme et de transparence. Son discours contribue à maintenir un contrepoids critique face à l’exécutif. Sa haute voix s’élève avec force contre les abus du pouvoir, et son analyse critique du gouvernement en place le positionne en tant qu’opposant virulent sans langue de bois, déterminé à œuvrer pour un avenir plus juste et transparent pour le peuple tchadien.

Maïkaïla Nguebla et Charfadine Galmaye, activistes la répression des critiques, déchus de leur nationalité après des critiques publiques du régime sur les réseaux sociaux, ils symbolisent, pour leurs soutiens, la répression politique face à la dissidence. Leur cas illustre les tensions entre liberté d’expression et contrôle étatique, et alimente le débat sur l’espace politique et juridique réservé aux opposants.

Abdelkadre Djibia et Dr Mahamat Brahim Dahab, la défense des professions clés
Le premier a obtenu un statut particulier pour les enseignants, améliorant leurs conditions de travail ; le second lutte pour la reconnaissance et la valorisation des médecins. Ces combats syndicaux reflètent les enjeux sociaux cruciaux de 2025, où professionnalisation et équité sont au centre des revendications.

Abakar Rozzi Teguil et Dr Boukar Michel, culture et numérique au service de l’État
Le premier a renforcé la diplomatie culturelle (FESPACO, Festival Dary), mettant en lumière les talents tchadiens ; le second a marqué l’année par l’arrivée de Starlink et l’expansion de la fibre optique, modernisant l’infrastructure numérique du pays. Ces avancées sont saluées, mais leur impact réel sur l’accessibilité et l’inclusion demeure un sujet de débat.

Sport féminin : Azinda Adeline, symbole d’émergence, milieu de terrain des Sao Dames, Azinda Adeline a été déterminante dans le sacre du Tchad à la FIFA Unites Women’s Series 2025. Sa performance constitue un signal fort pour la visibilité et le développement du football féminin dans le pays.

NB: La sélection des personnalités de l’année repose exclusivement sur le mérite, ce qui témoigne d’une reconnaissance juste et légitime des contributions individuelles. Flashtchad.com nourrit  l’espoir que d’autres initiatives émanant des citoyens tchadiens viendront enrichir un autre tableau en 2026, qui mettrait ainsi en lumière la diversité et la richesse des talents présents dans le pays de Toumaï

La Rédaction de Flashtchad com

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