Lors d’une cérémonie empreinte de convivialité organisée ce dimanche, 1er février 2026, le promoteur de l’hôtel la Persévérance, Payang Padacké, a adressé ses vœux à l’ensemble du personnel de l’hôtel. Cet événement, qui s’est tenu dans la cour de l’établissement, a rassemblé les employés autour d’un moment de partage et de réflexion.

Dans son discours, Payang Padacké a souligné le parcours de son passé avec des petits commerces ainsi que les difficultés rencontrées pour en arriver dans le moment présent. Pour lui, ce parcours n’a pas été facile. Il y a eu des réussites mais aussi beaucoup d’échecs. Ce fut un grand défi, C’est pourtant grâce à l’économie de ces efforts que, «j’ai pu créer une petite buvette, à laquelle j’ai donné un nom qui résumait toute ma vie: C’est la persévérance». Elle était symbolisée par l’image d’un homme, torse nu, traversant un courant d’eau, au quartier Chagoua, dans le 7e arrondissement. C’est cette petite buvette qui, avec le temps est devenue l’hôtel aujourd’hui, a-t-il relevé. «L’hôtel persévérance n’est pas seulement un établissement hôtelier. Il est le fruit d’un parcours de vie marqué par l’effort, la patience et la Foi dans le travail. La persévérance n’est pas un simple nom: c’est une valeur, une école de vie et un engagement quotidien», a-t-il déclaré.

Le promoteur a souligné les difficultés traversées parmi lesquelles figurent deux dates, le 13 septembre en pleine covid 19 marquée par une descente de sécurité de plus de 20 véhicules lourdement armés qui a attaqué l’hôtel, «nos clients ont été frappés, vitres et décorations détruites, portes défoncées créant des pertes considérables à l’hôtel, sans raison valable». Puis la date du 20 octobre 2022, «nos trois établissements ont été saccagés et incendiés lors d’une manifestation ciblée, alors que je ne suis pas un acteur politique ainsi que mes activités soient strictement apolitiques», dénonçant le fruit d’une «haine injuste et aveugle».

Présentant ses vœux au personnel de l’hôtel, Payang Padacké a souligné que son ambition n’est pas de créer des troubles mais contribuer au développement en créant de l’emploi et lutter contre le chômage. Pour évoluer, «nous avons besoin de conditions essentielles : l’électricité, la sécurité, un système de santé fonctionnel et de bonnes routes. Nous appelons également à l’allégement des taxes et impôts, afin d’encourager l’initiative privée, stimuler l’investissement et créer des emplois durables», a-t-il laissé entendre. Il a exprimé ses vœux de 2026 pour un changement de mentalité. «Cessons de croire que seuls les bureaux climatisés et les postes prestigieux sont synonymes de réussite.Travailler dur dans un petit métier, apprendre un savoir-faire, commencer modestement ou entreprendre avec détermination n’est pas un échec. C’est plutôt une preuve de courage, de dignité et de responsabilité. Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que le refus de travailler qui appauvrit», a-t-il conclu.

Noël Adoum


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