Par un communiqué officiel rendu public ce 20 janvier 2025, le gouvernement par la voix du Ministre burkinabè de la Justice Me Edasso Rodrigue Bayala souligne que l’ancien président de la transition du Faso Paul Henri Sandaogo Damiba a été extradé du Togo pour atteinte à la sûreté de l’Etat et crimes financiers.

Le Ministre de la Justice Me Edasson Rodrigue Bayala relève qu’à la suite de la dénonciation faite le 05 Janvier dernier au parquet près du Tribunal de Grande Instance de Ouaga I, faisant état de l’implication d’un certain nombre de personnes, civiles et militaires dont le nommé Paul Henri Sandaogo Damiba dans l’accomplissement d’actes préparatoires d’une atteinte à la sûreté et à la sécurité de l’Etat, de détournement de deniers publics, d’incitation à la commission d’infractions, de blanchiment de capitaux, le Procureur du Faso a requis du juge d’instruction d’ouvrir une information judiciaire, de décerner un mandat d’arrêt international contre le présumé accusé et de recourir à la coopération pénale internationale avec la République du Togo en vue d’obtenir l’extradition du susnommé vers le Burkina Faso.

Le 06 Janvier 2026, le juge d’instruction a effectivement ouvert une information judiciaire pour des faits de détournement criminel de deniers publics, d’enrichissement illicite criminel, de corruption, d’incitation à la commission de délits et crimes, de recel aggravé et de blanchiment de capitaux, précise le communiqué. «Ces faits sont prévus et punis par les articles du code pénal burkinabè et les articles de la loi n°046-2024/ALT du 30 décembre 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive au Burkina Faso», a indiqué le ministre de la justice.

Selon lui, le juge d’instruction a, en conséquence, décerné à la même date un mandat d’arrêt international contre Paul Henri Sandaogo Damiba et soumis aux autorités compétentes de la République du Togo une demande d’extradition du susnommé vers le Burkina Faso. Donnant suite à cette demande, la Chambre d’instruction de la Cour d’Appel de Lomé a rendu le 16 Janvier 2026 l’arrêt n°013/2026 qui a permis l’extradition effective de l’ex président de transition vers son pays où il est parvenu le 17 janvier 2026 pour répondre des faits qui lui sont reprochés.

Aché Djasbé

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