Durant ces moments forts de ramadan et de temps de carême qui ont commencé il y a quelques semaines, plusieurs habitants dans le monde et particulièrement au Tchad observent ces moments de pénitence et de prière en jeûnant durant la journée. Mais à la grande surprise de tout le monde, certains ne changent pas durant ces moments de repentance spirituelle. Chronique.

En Afrique et particulièrement au Tchad, le jeûne est une pratique profondément ancrée dans la culture religieuse de nombreuses communautés. Que ce soit le Ramadan pour les musulmans ou le Carême pour les chrétiens catholiques, cette période est souvent marquée par une intensification des pratiques spirituelles, des prières et des rassemblements communautaires. Cependant, j’ai fait un constat dérangeant qui émerge, durant ces efforts spirituels, de nombreux croyants semblent maintenir des comportements qui contredisent les valeurs de leurs croyances religieuses (musulmane et chrétienne).

Le jeûne est censé être un moment de purification et de réflexion spirituelle. Dans la tradition islamique, il est perçu comme un acte d’obéissance à Dieu et un moment de solidarité envers les plus démunis. Pour les chrétiens, le Carême est un temps de renouveau, de repentance et de prière.  pendant ces périodes et le comportement des croyants dans leur vie quotidienne.

Le comportement de certains fidèles de deux confessions au quotidien suscitent un étonnement

Bien avant le ramadan et le carême, il y a des comportements qu’il faut bannir et demander pardon à Dieu afin d’entrer saint pendant le moment de spiritualité mais à ma grande surprise, il y a des comportements tels que la corruption, le manque de solidarité, la violence domestique, et même l’intolérance religieuse demeurent fréquents dans certaines communautés de deux confessions au Tchad. Les critiques que j’établis ici, soulignent que le jeûne devient alors un acte purement rituel, un accomplissement de devoir religieux qui ne se traduit pas par une transformation intérieure. Parce qu‘«on ne peut pas jeûner et insulter les autres, voler les biens des autres, avoir du mépris envers les autres, garder des rancunes envers les autres ou bien être jaloux de son prochain…» ces pratiques n’honorent pas les fidèles religieux, il faut un changement de comportement. Ces moments spirituels doivent-être des moments de repentance, prière, pardon, partage et de lecture des écrits saints (le coran, la bible).

Bon nombre de personnes, en particulier, expriment un désenchantement face à cette situation. Car «on parle de paix et d’amour, mais on voit trop souvent de l’hypocrisie dans ce milieu». Il est temps que nos pratiques spirituelles soient accompagnées d’actions concrètes qui reflètent vraiment nos croyances tout en continuant avec les bonnes manières, telles que distribuer l’aumône, aider les autres, pour les musulmans lire le coran, pour les chrétiens la bible ainsi beaucoup d’ennuis nous seront épargner. 

Un changement possible

Face à ce constat, des leaders religieux n’ont pas baissé les bras. Ils exhortent toujours les concernés à un changement de mentalité et de vie dans leurs messages de sermon le vendredi ou l’homélie le dimanche. Mais durant ces moments forts, les gens doivent changer pour leur bien-être. Cela nécessite les campagnes de sensibilisation à travers la plateforme interreligieuse afin d’inciter les croyants à aligner leur comportement quotidien avec les enseignements spirituels.

Le Tchad en que pays religieux, le jeûne, loin d’être une simple obéissance à un rituel, doit devenir un véritable catalyseur de changement. Il est essentiel de transcender les pratiques extérieures pour embrasser une transformation intérieure authentique. En unissant foi et action, les croyants peuvent espérer bâtir des communautés plus justes, solidaires et respectueuses des valeurs qu’ils prêchent. Ce défi, loin d’être facile, représente pourtant une voie incontournable pour concilier spiritualité et réalité sociale.

Noël Adoum

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