
Après une première interdiction le 25 octobre 2024, la marche pacifique du collectif des victimes de licenciements abusifs de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), prévue ce lundi 17 mars 2025, a une fois de plus été interdite par un arrêté du ministre de la Sécurité publique.
Les raisons avancées reposent sur le non-respect des articles 5 et 6 de l’Ordonnance N° 011/PR/2023 du 1er août 2023, régissant les manifestations sur la voie publique, ainsi que sur un risque de trouble à l’ordre public.
Se disant « légaliste et respectueux du droit positif », le collectif, par la voix de Mekila Elysée Assingar, affirme se plier à cette décision tout en dénonçant une injustice. « Nous nous conformons à la décision du ministère de la Sécurité publique », a-t-il déclaré au micro de nos confrères de Tchad24.
Toutefois, Mekila Elysée Assingar rappelle que les membres du collectif sont « victimes d’un licenciement abusif » à la CNDH. Il accuse le nouveau président de l’institution d’avoir procédé à leur renvoi « sans aucune procédure légale, comme si nous occupions un poste politique. Ce n’est ni la Primature ni une autre institution politique de l’État ! », s’indigne-t-il.
Malgré l’interdiction de la marche, Elysée Assingar promet que la lutte se poursuivra jusqu’à ce que justice soit rendue.
Abderamane Moussa Amadaye