
Dans un classement publié en septembre 2025 par l’Institut Fraser, un think tank spécialisé basé au Canada. Son rapport «Economic Freedom of the World 2025» dresse l’état des lieux de la liberté économique dans 165 pays et territoires en s’appuyant sur 45 indices regroupés en cinq grandes catégories. A l’issue de ce classement le Tchad occupe le 46e rang en Afrique et figure parmi les cinq derniers pays au classement africain.
Les critères de Fraser sont nombreux parmi lesquels la taille de l’État (taux d’imposition sur le revenu, propriété publique des actifs, investissements publics, etc.) ; le système juridique et les droits de la propriété privée (indépendance de la justice, ingérence militaire, efficacité policière, etc.) ; la solidité monétaire (croissance de la masse monétaire, inflation, comptes en devises étrangères, etc.) ; la liberté du commerce extérieur (taux moyen des droits de douane, contrôles sur la circulation des personnes et des capitaux, barrières commerciales, etc.) ; et la réglementation (propriété des banques, contrôle des taux d’intérêt, réglementation du travail, etc.).
L’Île Maurice occupe le 21e rang à l’échelle mondiale, réalisant ses meilleures performances sur les volets de la liberté du commerce extérieur et de la solidité monétaire. Il est suivi par les Seychelles (31erang mondial) arrivent en deuxième position à l’échelle africaine, devant le Cap-Vert (44e), la Gambie (68e), le Botswana (69e), l’Ouganda (72e), le Kenya (81e) et l’Afrique du Sud (83e). Le Maroc et la Namibie qui arrivent ex æquo au 94e rang dans le classement mondial ferment le Top 10 africain. Les pays les moins libres du continent sur le plan économique sont au nombre de cinq derniers notamment le Tchad (156e rang mondial), la Libye (157e), l’Algérie (162e), le Soudan (163e) et le Zimbabwe (164e).
À l’échelle mondiale, Hong-Kong reste l’économie la plus libre devant Singapour, la Nouvelle-Zélande, la Suisse et les États-Unis.
Noël Adoum