Dans un classement rendu public en décembre 2025 par The Vienna Institute for Global Studies (VIGS) sur l’entrepreneuriat numérique en Afrique, le Tchad se retrouve tristement classé parmi les cinq derniers pays du continent, occupant la 44e position sur 47 nations évaluées. Ce classement  soulève des préoccupations quant à l’avenir économique du pays.

L’Afrique du Sud, la République de Maurice et le Maroc disposent des écosystèmes d’entrepreneuriat numérique les plus performants en Afrique, selon un classement publié par The Vienna Institute for Global Studies (VIGS). Cette édition 2025 de « The Digital Entrepreneurship Ecosystem Index » se base sur des données relatives à l’année précédente.

L’organisation évalue les performances des écosystèmes dans 170 pays en s’appuyant sur plus de 50 critères, tels que la qualité de la réglementation dans le secteur des Technologie de l’Information et de Communication (TIC), les capacités de lutte contre la cybercriminalité, le nombre de serveurs Internet sécurisés par million d’habitants, le niveau de compétences numériques de la population, les libertés sur Internet, les droits de propriété intellectuelle, ainsi que le nombre d’entreprises spécialisées dans les technologies financières. D’autres indicateurs incluent le nombre d’applications numériques développées localement, l’accès au capital-risque, le nombre d’incubateurs et d’accélérateurs de start-up, ainsi que l’accès à l’électricité. Ces indicateurs sont regroupés en quatre grands sous-indices : infrastructures numériques, citoyenneté numérique, plateformes numériques multi-faces et entrepreneuriat dans le domaine des technologies numériques.

La situation actuelle de l’entrepreneuriat numérique au pays de Toumaï est préoccupante. Malgré un potentiel humain indéniable, le Tchad souffre d’infrastructures insuffisantes, d’un accès limité à Internet avec la perturbation de connexion internet des téléphones mobiles, ainsi que d’un cadre réglementaire peu favorable. Ces obstacles entravent l’émergence de start-ups et le développement de solutions innovantes. Ainsi, plusieurs facteurs expliquent ce classement défavorable, parmi lesquels, le manque d’accès à des formations adaptées et à des ressources financières limite les ambitions des jeunes entrepreneurs. De plus, l’environnement économique instable et les défis politiques compliquent encore davantage l’initiative privée. A cela s’ajoute le manque de financement pour les jeunes assoiffés de l’entrepreneuriat numérique. Car peu de jeunes participent aux salons d’entrepreneurs à l’extérieur du pays.

Le classement du Tchad parmi les derniers pays africains en matière d’écosystèmes numériques est un signal alarmant. Absent du top 10, le pays de Toumaï figure parmi les quatre derniers du classement, occupant le 44e rang à l’échelle continentale et le 167e au niveau mondial. Le Tchad se classe juste devant le Burundi (45e), le Soudan du Sud (46e) et la République Centrafricaine (47e), se retrouvant ainsi en dernière position.

Noël Adoum

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