
Un groupe d’officiers nommé « le haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre », sous le commandement du Général Denis N’canha a pris le pouvoir par un putsch. Il a mis fin au règne du président Ùmaro Sissoko Emballo et annoncé à la télévision nationale avoit pris le contrôle du pays.
Selon un porte-parole, les forces armées ont suspendu la Constitution ainsi que le processus électoral en cours, estimant que les conditions ne sont plus réunies pour garantir un retour à la normalité institutionnelle. L’armée a également décrété la fermeture immédiate des frontières et de l’espace aérien, l’instauration d’un couvre-feu dans tout le pays, qui restera en vigueur jusqu’à ce que la situation soit clarifiée et que l’ordre constitutionnel soit restauré.
Le gouvernement portugais quant à lui, a appelé à la reprise du processus électoral dans son ancienne colonie de Guinée-Bissau. «Face aux événements ayant interrompu le cours de la normalité constitutionnelle en Guinée-Bissau, le gouvernement portugais appelle toutes les parties impliquées à s’abstenir de tout acte de violence institutionnelle ou civique», a-t-il indiqué dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Lisbonne les a également exhorté à rétablir la régularité du fonctionnement des institutions, afin de permettre la finalisation du processus de dépouillement et de proclamation des résultats électoraux. Le gouvernement doit-être en contact permanent avec l’ambassade portugaise à Bissau pour s’assurer de la situation des citoyens portugais ainsi que de la population en général.
Le président Umaro Sissoco Embalo a confirmé avoir été arrêté. «J’ai bien été renversé, je ne peux pas trop parler car sinon ils vont me confisquer mon téléphone. Je suis actuellement à l’état-major», a-t-il affirmé auprès des médias internationaux.
Noël Adoum