
La cérémonie de clôture de la SENAFET couplée par la Journée Internationale des Droits de la Femme (JIF) s’est tenue ce samedi, 08 mars 2025 à Mongo en présence du Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Guera Brahim Abdoulaye Siam. Reportage
La cérémonie de JIF a commencé par le sketch théâtrale de la troupe dénommé «la Reine du Guera» sur la scolarisation des filles, le mariage forcé et la violence conjugale, tout en sensibilisant le public sur ces aspects. Dans son mot de bienvenue, la présidente du comité d’organisation Zara Goudja a exprimé ses gratitudes aux participants et aux personnalités de marque pour leur appui technique.

Abdelaziz Damalia, délégué de la femme et de l’enfance, a évoqué les problèmes liés à la violence basée sur le genre (VBG). Basant sur les statistiques, il a souligné une inquiétante augmentation des cas de violence dont 372 cas en 2022, 233 cas en 2023 et 169 cas en 2024 avec quatre féminicides tragiques déjà enregistrés en 2025, dont une fille de 16 ans à été tuée par ses propres frères et 4 autres femmes tuées par leurs propres maris. La délégation a également enregistré quelques cas de viol dont elle déplore.
Pour le Délégué Général du gouvernement auprès de la province du Guera Brahim Abdoulaye Siam s’est appuyé sur l’amélioration des conditions de vie des femmes tchadiennes et leur contribution au développement du pays. Pour lui, les recommandations formulées lors de cet événement servent de boussole pour orienter les actions futures, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la culture, de la lutte contre la pauvreté, et du renforcement du pouvoir économique des femmes.

Une participante a laissé entendre sa joie suite à cette semaine marquée par les formations, Mme Nacymalkher Véronique Ratou déclare que ces formations sont essentielles pour encourager l’entrepreneuriat féminin et promouvoir l’agriculture durable, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à l’autonomisation des femmes tchadiennes.
Dans leurs recommandations, les femmes du Guera appellent à une parité dans les fonctions électives, à une politique renforcée pour la santé reproductive, et à l’accélération de la construction de la maison de la femme au Guera. Elles ont également insisté sur la nécessité d’un hôpital mère-enfant et d’un lycée féminin à Mongo, ainsi que sur l’intégration des jeunes femmes diplômées dans la fonction publique.

Idriss Mamadou Brahim, Mongo-Guera, Flashtchad.com