
Par un Communiqué de Presse publié ce 10 mars 2025, Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) dénonce l’arrestation des deux journalistes en une semaine, dans un contexte de répression accrue et exige leur libération immédiate et inconditionnelle.
Le journaliste Monodji Mbaindiguim Olivier, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Pays et correspondant de Radio France Internationale (RFI) au Tchad, a été arrêté le 5 mars, le second journaliste, Mahamat Saleh Alhissein, travaillant pour la télévision nationale, a été interpellé, a indiqué son employeur le 9 mars dernier.
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) condamne ces détentions arbitraires, qui constituent une violation flagrante des droits fondamentaux de ces professionnels des médias. L’arrestation de Monodji Mbaindiguim Olivier pourrait être liée à un article qu’il a publié en septembre 2024 «sur l’inauguration de la Maison de la Russie à N’Djamena», a indiqué la RFI. Son avocat Me Allatha Amos a dénoncé une arrestation sans fondement. «La police n’a pas été en mesure de nous dire de quelle infraction mon client est accusé. Il est absurde que des journalistes soient encore arrêtés au 21ᵉ siècle pour leur travail», dit-il.
Le second journaliste, Mahamat Saleh Alhissein, employé par la télévision nationale est «accusé d’avoir traduit des documents russes contenant des informations sur les forces paramilitaires russes et la situation économique au Sahel», a indiqué son employeur à l’AFP.
Le syndicat dénonce avec la plus grande fermeté cette arrestation arbitraire et l’absence de toute justification légale pour la prolongation de sa détention. «Nous exigeons sa libération immédiate et inconditionnelle, ainsi que la restitution de son matériel de travail […] Nous appelons les autorités judiciaires à mesurer les conséquences de telles pratiques, qui ne font qu’affaiblir l’image du Tchad en matière de respect des libertés fondamentales et des normes démocratiques», a-t-il indiqué.
La FIJ se joint à son affilié UJT pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle des journalistes Olivier Monodji et Mahamat Saleh Alhissein. Tout en appelant les autorités à mettre fin au harcèlement des journalistes et garantir le respect de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.
Noël Adoum