
Un viol présumé s’est produit dans la nuit du 15 janvier au sous poste de Police d’Amtoukoui dans le 7e arrondissement de N’Djamena. La victime âgée de 20 ans, était une détenue de ce sous-poste, violé par le commandant.
Selon le témoignage de la victime sur le micro de nos confrères de Tchadinfos, Hier à 20h lorsqu’elle sortait avec son ami, et derrière le lycée d’Amtoukoui. La victime déclare, «A 23h J’ai appelé ma tante à Sarh et le commissaire a exigé pour qu’elle lui verse une somme 25.000 FCFA pour ma libération. Mais cette dernière n’avait que 5000 FCFA d’où le commandant était d’accord de recevoir via transfert Moov money».
Le commandant a tenté de la faire boire de l’alcool chose qu’elle a refusée. «Aux alentours de 1h du matin quand je dormais, il est venu me toucher, j’ai dit qu’est-ce que vous faites monsieur,directement il m’a giflé, il m’a cogné sur sa table du bureau et a déchiré mes habits, puis il m’a violé, jusqu’au matin», a-t-elle témoigné.
La ligue tchadienne des Droits des Femmes relève que cette affaire soulève des préoccupations majeures concernant les abus de pouvoir et la protection des victimes, ainsi que la réponse des autorités face à de tels actes. « Il est crucial que la victime reçoive un soutien approprié et que des enquêtes soient menées pour que justice soit rendue», dit-elle.
La ligue tchadienne des Droits des femmes condamne fermement toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles et exprime sa solidarité la plus totale envers les survivantes de violences, qui font face à des injustices inimaginables. Elle appelle les autorités compétentes à prendre des mesures immédiates et décisives pour rendre justice aux victimes et garantir leur sécurité. «Le droit à la dignité et à la protection est inaliénable pour chaque femme, et il est impératif que les actes de violence soient non seulement condamnés mais également sanctionnés avec toute la rigueur de la loi», a conclu la ligue.
Noël Adoum