
La visite de Marine Le Pen au Tchad continue de susciter des réactions. Après son premier déplacement en 2017 où elle a rencontré Deby père, la députée de l’extrême droite française s’est rendue une nouvelle fois à N’Djamena puis à Amdjarass pour rencontrer Deby fils, qui a succédé à son père après son décès en avril 2021. Une présence que Wakit Tamma section politique rejette fermement, qualifiant l’événement de « non-événement » pour le peuple tchadien.
Zakaria Adam Zakaria, leader de cette branche du mouvement, a exprimé son rejet de la venue de la présidente du Rassemblement National. « Cette femme, dont l’idéologie repose sur la xénophobie, l’islamophobie et la haine des immigrants […] vient de révéler une fois de plus son vrai visage », a-t-il déclaré.
Selon lui, la position de Marine Le Pen contraste avec ses discours sur la souveraineté et la démocratie. Il dénonce son soutien à un régime qu’il qualifie de « dictature dynastique caractérisée par la répression, la fraude électorale et le piétinement des droits démocratiques. Elle qui prétend défendre la démocratie et la souveraineté n’a jamais dénoncé l’assassinat de Yaya Dillo Djerou Betchi, l’arrestation de Gam Robert, ni la répression des journalistes », a-t-il ajouté.
Pour Wakit Tamma section politique, le peuple tchadien aspire à des relations équilibrées avec la France, fondées sur la justice et l’égalité, et non sur une complicité avec un pouvoir autoritaire.
Abderamane Moussa Amadaye