
Par un communiqué officiel rendu public, la Confédération des États du Sahel (AES) par la voix de son président le Capitaine Ibrahim Traoré exprime sa vive indignation suite à l’adoption, par le Parlement européen, le 12 mars dernier, d’une résolution intitulée « Résolution du Parlement européen sur la détention arbitraire du Président Mohamed Bazoum par la junte au Niger ».
La Confédération des États du Sahel condamne avec fermeté cette ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un État souverain. Elle relève que sous le couvert d’une prétendue humanité, le Parlement européen a choisi la sélectivité, tant inopportune que malveillante, en passant sous un silence assourdissant les violations réelles, flagrantes, illégitimes, répétées et continues du droit international commises, y compris l’enlèvement d’un Chef d’État et l’assassinat d’un leader religieux et spirituel. L’AES note que ce même silence du Parlement européen face à la crise sécuritaire, orchestrée, qu’elle traverse depuis plus d’une décennie, se gardant de dénoncer les «attaques barbares» portées contre des populations civiles innocentes.
La confédération exprime son étonnement face à la capacité d’un groupe d’acteurs, aux motivations d’un « paternalisme rétrograde et nostalgique » d’un passé colonial, à rassembler une majorité de députés. Bien que ces derniers puissent agir de bonne foi, la résolution proposée révèle leurs véritables intentions, « rétablir un système qui ne profite qu’aux intérêts de l’ancienne puissance coloniale, au détriment des aspirations des populations du Sahel », a indiqué le communiqué.
L’AES souligne qu’il n’a ni d’injonctions, ni de leçons de gouvernance à recevoir, particulièrement d’acteurs qui, plutôt que de se faire les relais, voire la source de fausses informations, gagneraient à recentrer leurs efforts sur la gestion de leurs propres crises sociétales.
La Confédération AES tient à souligner qu’une telle résolution, totalement en déphasage avec la nouvelle dynamique politique, économique et sociale enclenchée par les peuples de l’espace confédéral, ne saurait en aucun cas influencer sa marche.
Adoum Noël