Dans la nuit du mardi, 14 janvier 2025,une jeune fille a été torturée par ses deux frères à mort après avoir refusé un mariage forcé imposé par ses parents à Saraf, dans le département de Mangalmé, province du Guéra. La défenseure des Droits des Femmes et des filles, Hapsita Djibrine Assali condamne cet acte.

A Saraf, une fille a succombé à ses blessures, suite aux tortures infligées par ses propres frères pour avoir refusé un mariage forcé imposé par sa famille. Pour la defenseure des Droits des femmes et des filles, Hapsita Djibrine Assali, « cet acte barbare, qui a coûté la vie à une innocente, constitue une atteinte grave aux droits humains, à la dignité et aux libertés fondamentales». Elle exprime son indignation face à cette tragédie et condamne avec la plus grande fermeté ce crime odieux.

Mme Hapsita salue les mesures rapides prises par les autorités locales, notamment l’arrestation des suspects et leur présentation devant la justice et réitére la nécessité de sanctions exemplaires contre les auteurs de cet acte afin de rendre justice à la victime et de dissuader toute récidive de tels comportements.

Selon elle, ce drame rappelle l’urgence de renforcer la sensibilisation et l’éducation des communautés sur les droits des femmes et des filles, ainsi que sur la lutte contre les pratiques culturelles néfastes, comme le mariage forcé. «Il est de notre responsabilité collective d’instaurer un climat de respect et de protection pour les femmes et les filles, afin que plus jamais une telle tragédie ne se reproduise», a-t-elle souligné.

La defenseure des Droits des femmes et des filles appelle à une mobilisation générale pour condamner toutes formes de violences basées sur le genre, protéger les droits fondamentaux des filles, notamment leur droit à l’éducation et à un avenir choisi, renforcer les dispositifs juridiques et institutionnels pour prévenir ces tragédies.

Noël Adoum

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