
À l’approche de la fête du Ramadan, les couturiers de Mongo font face à une pression intense dans leurs ateliers de couture. Submergés par la pression des clients et le délestage intempestif d’électricité, ils se battent pour en finir à temps avec la commande bien avant la fête du ramadan.
Arrivée sur place dans des ateliers, plusieurs couturiers communément appelés «tailleurs» sont débordés par la pression des clients, les uns discutent sur le prix de l’accoutrement, les autres travaillent sans relâche. Pour Ali Yaya, propriétaire de l’atelier de couture « Deux Frères », souligne que son équipe a pris la décision de ne pas recevoir de nouveaux tissus à dix jours de la fête. Cette mesure vise à éviter que des clients ne se présentent à la dernière minute, ne trouvant pas leurs vêtements pour la fête. Chaque jour, l’atelier confectionne environ trente habits avec une équipe de quatre personnes. Cependant, cette cadence soutenue entraîne un manque de sommeil, dit le responsable. En ces moments cruciaux, les couturiers travaillent sans relâche jusqu’à 24 heures sans véritable repos afin de satisfaire leurs clients. Ils font face au délestage récurrent d’électricité rendant encore les travaux difficiles, «nous sommes confrontés à la flambée des prix de l’essence dont un litre d’essence est à 1300f et délestage de ZIZ vient parfois à minuit, ce qui nous retarde souvent dans nos travaux», a affirmé Ali Yaya.
Le second couturier Moussa Youssouf quant à lui, évoque le stress lié à la pression et l’impatience des clients notamment l’engouement des enfants qui souhaitent essayer les nouveaux boubous afin de voir la mesure à l’approche de la fête. Malgré les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs ateliers, les couturiers de la ville de Mongo continuent de s’efforcer pour répondre aux attentes de leurs clients tout en gérant les contraintes liées à leur métier. Ils sont engagés et déterminés à finir les vêtements de leurs clients conformément aux délais attribués.
Notons le rythme du travail reste le même que celui de l’année dernière. Il coud les habits selon la valeur du tissu parmi lesquels le prix du tissu Gezner est différent des simples tissus ordinaires, dont prix est en baisse.
Idriss Mamadou Brahim, Guera-Mongo, Flashtchad