Dans le cadre du projet d’appui à l’autonomisation socio-économique des détenus au Tchad (PASDT), l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Guera Touristique a organisé un atelier de formation destiné aux responsables de la chaîne pénale, ce jeudi 12 février 2026, dans la salle de réunion de l’Espace Betna à Mongo chef lieu de la province du Guera.

Le thème principal de cet atelier aborde des sujets tels que le cadre juridique national et international relatif aux droits des détenus, le fonctionnement et l’articulation de la chaîne pénale, ainsi que le rôle de cette dernière dans la réinsertion socio-économique des détenus. Le projet PASDT couvre quatre centres pénitenciers à savoir celui de Mongo, d’Ati, d’Am-Timane et de N’Djamena. Les participants composés des directeurs des maisons d’arrêt, des gendarmes, des agents du GNNT et les responsables policiers sont venus de diverses villes du Tchad. 

Le responsable foncier du projet PASDT à l’ONG Guera Touristique, Haroun Oumar Djarma, a souligné que la formation des responsables de la chaîne pénale est essentielle pour garantir le respect des droits des détenus et améliorer leur réinsertion. Cela permettra également de renforcer la collaboration entre les différentes institutions impliquées dans la justice pénale, a-t-il ajouté.

Pour Nicodème Bendolem Nicolas, formateur de cet atelier, a relevé que les caractéristiques des droits de l’homme sont universelles et indivisibles. Ils doivent être légalement protégés par la constitution et les lois nationales, tout en étant garantis au niveau international par des traités. Car, les États qui ratifient ces conventions s’engagent à respecter ces droits. Cependant, «il est important de noter que ces droits peuvent être restreints dans certaines situations, comme en cas de couvre-feu ou d’état d’urgence», a-t-il indiqué. Il a également précisé les catégories des droits de l’homme, qui se divisent en droits civils et politiques, ainsi qu’en droits économiques, sociaux et culturels. «Les premiers incluent des droits fondamentaux tels que le droit à la vie, à un procès équitable et à la liberté d’expression. Les seconds garantissent aux individus des moyens essentiels de survie, tels que le droit au travail, au logement et à l’éducation», a-t-il expliqué.

Cet atelier lancé aujourd’hui, prendra fin le 13 février 2026. Elle représente une étape cruciale pour renforcer les compétences des responsables de la chaîne pénale et assurer une meilleure protection des droits des détenus au Tchad.

Idriss Mamadou Brahim, Mongo-Flashtchad.com

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