
A quelques heures de la fête du ramadan l’affluence vers les vendeuses de gâteau au four appelé «cake» est énorme. Mme Fouda Ali, une fabricante et commerçante de gâteaux de différentes marques, sert plusieurs ménages dans la capitale de la province du Guera à l’approche de l’Aïd el-ftr. Reportage
A l’approche de la fête, la vente de gâteaux devient non seulement une activité commerciale, mais aussi un véritable moment de partage et de traditions. Dans une petite boulangerie artisanale du quartier appelé «fouroun» en arabe locale, la propriétaire et pâtissière Mme Fouda Ali prépare avec soin une variété de gâteaux. «Les gens commencent à passer leurs commandes des semaines à l’avance», explique-t-elle en regardant avec fierté ses créations. Les clients affluent, impatients de déguster les douceurs qui accompagneront leurs repas de fête. «Pour moi, un repas de l’Aïd el-fitr sans les cake ne peut pas être considéré comme une célébration», déclare Halimé Mahmoud, une habituée de la boulangerie au four.

Autrefois, active, Mme Fouda Ali produisait plus de 120 moules (Sadjas) par jour, équivalant à deux sacs de farine, mais cette année, elle constate une baisse de sa clientèle car la demande est en recul. Selon elle, la prolifération de plusieurs muni-boulangeries s’étant lancées dans cette activité génératrice de revenus est à l’origine de cette chute.La vente de gâteaux représente une part significative de son chiffre d’affaires annuel. «C’est une période qui demande beaucoup d’efforts, mais c’est aussi celle où l’on voit la satisfaction des clients mais cette année je suis en chute», a-t-elle souligné.

Madame Fouda Ali propose une gamme variée de gâteaux parmi lesquels, le gâteau creba, troumba, cake nike et autres sucreries à des prix accessibles selon la mesure, le grand seau en plastique est à 10 000 francs CFA, le moyen à 5 000 francs CFA, mais il y a également des seaux de 7 500 francs CFA, 3 000 francs CFA… Pour les clientes souhaitant participer à la préparation, elle offre également un service où elles peuvent apporter leurs ingrédients notamment l’huile, la farine, le sucre, les œufs etc pour un coût de 2 500 francs CFA par koro de farine.
Au-delà de l’aspect économique, la vente de sucreries à la veille de fête revêt une dimension sociale. Ces gourmandises sont souvent au centre des rassemblements familiaux pendant la fête. Elles symbolisent le partage et la convivialité. Dans diverses cultures, le gâteau est un élément central des célébrations, illustrant des rituels et des coutumes.

Idriss Mamadou Brahim, Guera-Mongo, Flaschtchad.com