
La capitale tchadienne a franchi, samedi 17 janvier 2026, une étape symbolique avec la pose de la première pierre de la mosquée Sheikh Zayed et de son centre culturel, un projet financé par les Émirats arabes unis. La cérémonie s’est tenue sur le site d’Ardep-Djoumal, ancien hippodrome de N’Djamena, en présence de responsables tchadiens, de représentants diplomatiques émiratis et d’acteurs religieux.
Ce complexe religieux et culturel comprendra une grande mosquée d’une capacité de 10 000 fidèles, une bibliothèque, une école religieuse ainsi qu’un centre culturel islamique doté de salles de formation, de conférences et d’activités éducatives. L’objectif affiché est de créer un espace de prière, de savoir et de dialogue, ouvert aux différentes couches de la société.
Pour les autorités, ce projet s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Tchad et les Émirats arabes unis, notamment dans les domaines religieux, culturel et humanitaire. Il porte le nom du défunt Cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan, fondateur des Émirats, figure emblématique de la philanthropie et du dialogue interreligieux.
Au-delà de sa dimension spirituelle, le futur centre culturel ambitionne de devenir un lieu de transmission des valeurs de paix, de tolérance et de coexistence, dans un pays marqué par la diversité religieuse et culturelle. Les travaux devraient s’étendre sur plusieurs mois.
La pose de cette première pierre marque ainsi le début d’un chantier emblématique, appelé à redessiner le paysage religieux et culturel de N’Djamena, tout en illustrant la profondeur des relations entre le Tchad et les Émirats arabes unis.
Azibert Moussa