Interdit depuis 2009 par la mairie de N’Djamena, le sachet plastique non dégradable, connu sous le nom de « léda », est de retour dans les marchés de la capitale tchadienne. Malgré les interdictions et les sanctions, commerçants et clients continuent d’en faire usage, faute d’alternatives viables.

Dans les marchés d’Al Adala (7ᵉ arrondissement), de Diguel (8ᵉ) et d’Al Afia (4ᵉ), les commerçants utilisent ces sachets plastiques pour emballer condiments et autres articles. Ronel Mbaïharem, Ali Ousmane et Remadji Arlette, trois commerçants interrogés, confirment que le « léda » reste incontournable. « Nous savons que c’est interdit et que la mairie nous harcèle souvent. Parfois, ils nous arrachent les sachets, d’autres fois, nous devons payer des amendes », confie Ali Ousmane, commerçant de son état. .

Les clients, de leur côté, rechignent à adopter d’autres solutions. « Les emballages en papier ne sont pas pratiques et peu résistants. Et tout le monde n’a pas le réflexe d’apporter un sac réutilisable au marché », explique un acheteur rencontré à Diguel.

Face à cette situation, la mairie de N’Djamena peine à faire respecter la réglementation. En l’absence d’alternatives durables et accessibles, le « léda » continue de dominer les étals, posant un défi environnemental et sanitaire de taille.

Akouane Soussé

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