
La Chambre des représentants du Nigeria (pouvoir législatif) a ordonné le 11 mars dernier à la Commission nigériane des communications (NCC) de bloquer l’accès aux sites web pornographiques. Cette décision, portée par le député Dalhatu Tafoki, vise à préserver la moralité publique et lutter contre les effets néfastes de la pornographie.
Selon le député Tafoki, « la pornographie favorise l’adultère, la prostitution, une addiction et une désensibilisation ». Il rappelle que le Nigeria, pays profondément religieux, ne peut tolérer des contenus contraires aux valeurs culturelles. Plusieurs députés soutiennent cette interdiction, estimant qu’elle protège la jeunesse contre des influences pernicieuses.
Un parlementaire a souligné que « l’exposition précoce à la pornographie nuit au développement psychologique des enfants et des adolescents ». D’autres insistent sur la nécessité de limiter l’accès à ces contenus pour prévenir les comportements à risque.
La NCC devra appliquer cette interdiction immédiatement et sanctionner les fournisseurs d’accès récalcitrants.
Cette mesure traduit une volonté politique de renforcer le contrôle des contenus numériques et de préserver les valeurs sociétales face à l’essor des plateformes en ligne.
Azibert Moussa