Les membres du Conseil National des Affaires Islamiques du Tchad (CNAIT), conduits par leur président, Cheikh Abdeldaim Abdallah Ousman, ont été reçus ce 20 mars 2026 au Palais Toumaï par le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Comme à l’accoutumée, les Oulémas sont venus présenter leurs vœux à l’occasion de l’Aïd El-Fitr.

Lors de cette rencontre de communion, après avoir souhaité ses vœux aux membres du gouvernement, Cheikh Abdoudayim Abdallah Ousman a fait l’état des lieux des actions entreprises par le Conseil en faveur de la paix et de la cohabitation pacifique sur l’ensemble du territoire national. Il a également tenu à prodiguer des conseils aux jeunes sur la bonne utilisation des réseaux sociaux, les invitant à être des ambassadeurs de la bonne moralité dans le monde numérique et à utiliser ces outils pour leur propre bien et celui de leur communauté respective. « Éloignez-vous des discours haineux, des insultes et de la diffamation, car un véritable croyant n’est ni calomniateur, ni injurieux, ni vulgaire », a-t-il exhorté.

Le Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, après avoir remercié les Oulémas, a souligné que le début du Ramadan de cette année a coïncidé avec l’entame du carême chrétien. Cette coïncidence spirituelle, selon lui, rappelle une vérité simple mais fondamentale : celle qui indique que, malgré la diversité des croyances, les croyants partagent les mêmes valeurs de paix, de solidarité et d’amour du prochain. « C’est pourquoi, dorénavant, les querelles stériles, les rivalités inutiles et les discours de haine qui persistent entre certains courants ne seront plus tolérés », tout en avertissant que ces comportements affaiblissent la communauté musulmane et mettent en péril la cohésion nationale.

S’agissant de détournement de deniers publics, le Président de la République a souligné que,« la corruption et le détournement des deniers publics sont des pratiques qui affaiblissent l’État et compromettent notre avenir. Je veux être très clair : voler l’argent public, c’est voler l’avenir du peuple ». « Ceux qui se livrent à de telles pratiques devront rendre compte de leurs actes devant la justice […] au-delà de la justice des hommes, existe la justice d’Allah, à laquelle nul ne peut échapper », a-t-il ajouté. Il a ensuite appelé une fois de plus aux institutions et aux corps constitués d’exercer leurs fonctions avec diligence, équité, probité et sans tolérance à l’égard des fautes. Car, nul n’est au-dessus de la loi, a-t-il lancé.

Adoum Noël

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