Le Salon de la Femme Tchadienne (SAFEM) se poursuit à N’Djamena avec des conférences quotidiennes sur des thématiques essentielles. Ce vendredi 7 mars, un panel d’exception a réuni Yousra Abderahim N’Diaye, consultante en gouvernance, Bouchra Ndiaye, cadre supérieure de banque, et Cherifa Hassaballah autour du thème « Femme et Engagement Communautaire : Impacts et Perspectives ».

Bouchra Ndiaye a dénoncé au cours de son intervention une inégalité persistante dans l’éducation. « L’équité, dans notre société tchadienne, c’est par exemple parvenir à faire comprendre à nos familles qu’elles auraient tout autant intérêt à investir dans l’éducation d’une fille que dans celle d’un garçon. » Elle a également dénoncé une perception erronée selon laquelle l’éducation d’une fille serait une perte, car elle finirait par partir après son mariage.

Elle a insisté sur le rôle central des femmes dans la société . « Ce sont elles, les véritables bâtisseuses de notre société. » Selon elle, qu’elles soient en milieu rural ou urbain, instruites ou non, les femmes trouvent toujours un moyen d’améliorer le quotidien.

Yousra Ndiaye quant-à-elle, aborde les défis identitaires et l’importance du dialogue. « Nous ne devons pas nous replier sur notre identité, mais plutôt l’ouvrir au dialogue et à la diversité. » Elle a rappelé que la transition politique a été une opportunité pour aborder des sujets longtemps tabous, affirmant « Nous avons estimé qu’avant même d’aspirer à résoudre un problème, il faut d’abord reconnaître son existence. »

Enfin, Cherifa Hassaballah a salué la résilience des femmes tchadiennes. « Elles se battent au quotidien pour subvenir aux besoins de leurs familles. » Elle a souligné qu’elles remplacent souvent les hommes lorsqu’ils ne parviennent plus à assumer leurs responsabilités.

Abderamane Moussa Amadaye

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