L’armée soudanaise a indiqué samedi avoir repris aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) plusieurs bâtiments importants du centre de Khartoum, notamment la Banque centrale et le Musée national, après s’être emparée la veille le palais présidentiel. Ces reconquêtes parmi les plus importantes de l’armée en près de deux ans de guerre contre les FSR lui donne un avantage, mais pas le contrôle total de la capitale, dans un pays qui reste divisé.

«Nos forces ont réalisé des progrès la nuit dernière en s’emparant de plusieurs bâtiments, notamment celui de la Banque du Soudan, le siège des services de renseignements et le Musée national», a déclaré le porte-parole de l’armée, le général Nabil Abdullah, dans un communiqué. Il a également indiqué que l’armée avait «éliminé des centaines de membres de la milice qui ont tenté de fuir», en référence aux FSR.

Les institutions nationales du Soudan dans le centre de la capitale avaient toutes été envahies et pillées par les paramilitaires au début de la guerre qui a éclaté le 15 avril 2023. Hier vendredi, l’armée soudanaise a repris le palais présidentiel aux FSR, infligeant un coup dur aux paramilitaires qui ont riposté par un raid meurtrier de drones sur le bâtiment à Khartoum, près de deux ans après le début de la guerre.

Symbole de la souveraineté soudanaise, le palais avait été transformé par les paramilitaires en un bastion stratégique, où leurs forces d’élite étaient logées et où des munitions étaient stockées, selon des sources militaires.

La bataille pour le district gouvernemental et économique de Khartoum devrait consolider l’emprise de l’armée sur la capitale, ce qui lui donnerait un avantage significatif dans la guerre qui oppose depuis près de deux ans le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhane, à son ancien adjoint et commandant des FSR, Mohamed Hamdane Daglo.

Le chef de l’armée, Al-Burhane a déclaré hier que ses «forces avancent à pas mesurés vers la libération totale du Soudan», selon une vidéo partagée par l’armée samedi. «La bataille n’est pas terminée, nous continuerons», a-t-il dit, la veille, sous les acclamations à Al-Kamlin, une ville située à quelque 100 km au sud-ouest de Khartoum.

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