Par un communiqué officiel publié ce vendredi, 16 janvier 2026, le Gouvernement de la République du Tchad par la voix de son porte-parole Gassim Chérif Mahamat dit porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que des éléments armés des Forces de Soutien Rapide (FSR), engagés dans le conflit interne soudanais, ont franchi illégalement la frontière et mené une opération armée sur le territoire tchadien, prenant pour cibles les Forces de Défense et de Sécurité et des civils dans l’Est du pays.

« Ce n’est pas la première fois que les différentes parties au conflit soudanais violent les frontières du Tchad, causant des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels », informe le gouvernement. Il dit par ailleurs constaté de multiples violations de l’espace aérien tchadien par les forces armées soudanaises. « Ces agressions intolérables, constituant une violation manifeste, grave et répétée de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République du Tchad, a coûté la vie à sept de nos soldats, tombés au champ d’honneur, fait plusieurs blessés et occasionné des destructions matérielles », souligné le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement Gassim Chérif Mahamat.

Le Gouvernement condamne avec la plus extrême fermeté ces incursions préméditées par les belligérants et rappelle que, depuis le déclenchement de la crise soudanaise, le Tchad a observé une position de stricte neutralité, dictée par son attachement constant à la paix, à la stabilité régionale et au respect du droit international. « Le Tchad n’est partie prenante à aucun camp dans ce conflit et ne tolérera, en aucune circonstance, que cette guerre, exclusivement soudano-soudanaise, soit exportée sur son sol », a indiqué le communiqué.

Le Gouvernement met en garde, de façon solennelle et pour la dernière fois, les auteurs de cette attaque ainsi que leurs commanditaires,  avertissant que toute nouvelle tentative d’agression, de provocation ou de violation du territoire tchadien et de ses frontières d’où qu’elle vienne, fera l’objet d’une riposte immédiate, vigoureuse et implacable, conformément aux lois de la République et aux dispositions du droit international.

Par ailleurs, le gouvernement demande aux autorités soudanaises de cesser immédiatement de faire de la propagande et de diffuser des messages visant à attiser les conflits intercommunautaires au Tchad. Il appelle à la responsabilité des belligérants soudanais et les exhorte à s’engager, de manière claire, crédible et sans ambiguïté, dans une démarche de cessation des hostilités et de règlement pacifique de leur différend.

Le Gouvernement appelle également les Tchadiennes et les Tchadiens à la retenue, à la vigilance et au discernement. Il met sévèrement en garde contre toute tentative de manipulation de l’opinion, de diffusion de fausses informations, de propagande partisane ou d’incitation à la haine communautaire, notamment à travers les réseaux sociaux, au profit de l’une ou l’autre partie au conflit. « Tout auteur, complice ou relais de tels agissements répondra de ses actes devant les juridictions compétentes », dit-il.

Noël Adoum

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