Dans le cadre de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) et la Journée Internationale de la Femme (JIF), la chargée des finances du parti Les Patriotes Loardomdemadje Florence a animé un point de presse ce dimanche, 09 mars 2025 au du siège du parti. Elle dénonce l’infamie et l’incompétence du Gouvernement.

La chargée des finances du parti Les Patriotes Loardomdemadje Florence relève qu’un pouvoir qui se drape dans son indifférence face aux violences faites aux femmes, avec une perfidie révoltante et une ignominie crasse, qui détourne le regard avec une complaisance coupable, qui bafoue sans scrupule les droits fondamentaux avec une arrogance méprisante. «Le silence de ce pouvoir en pleine décadence face aux abus de notre société n’est pas seulement une preuve de faiblesse, c’est un aveu de complicité, un crachat au visage des victimes de viols et de violences, un abandon délibéré au profit d’une culture de l’impunité où l’oppresseur triomphe et la justice agonise», a-t-elle déploré.

Elle dit constater des institutions affaiblies, des scandales de corruption qui se multiplient, des nominations qui outragent le bon sens, lesquelles sont une insulte à la méritocratie, ajoutant que, «nous sommes donc face à un pouvoir qui ne gouverne plus, mais qui pille, qui ne sert plus, mais qui se gave, s’accrochant avec une avidité obscène à ses privilèges, pendant que le peuple suffoque sous le poids de leurs trahisons». Elle estime que les écoles manquent de moyens, les hôpitaux sont abandonnés, les femmes meurent en donnant des vies, les jeunes femmes sont à la merci de la prostitution, et pendant ce temps, «celle qui nous dirigent continuent de dilapider nos maigres ressources sans rendre de comptes».

Les femmes politiques, au lieu de faire de cette semaine un véritable combat, se contentent dans leur prétendu salon, de courber l’échine et de chanter les louanges de leur maître, «Monsieur le Président Mahamat Idriss Déby Itno, plutôt que de défendre les droits des femmes, elles préfèrent flatter le pouvoir, transformant une occasion de lutte en un spectacle de soumission. Pitoyable! Comme pour sombrer encore plus dans le ridicule, certaines vont jusqu’à faire l’éloge du divorce, au lieu de chercher de vraies solutions justes et utiles pour améliorer la vie des femmes au Tchad. Plutôt que d’agir, elles préfèrent détourner ainsi l’attention des vrais problèmes».

Le parti Les Patriotes demande à ce que les femmes renouent avec le véritable sens de la Journée internationale des droits des femmes et de la paix, une journée de lutte, d’engagement pour l’égalité et la justice, et non une fête creuse sans substance. L’objectif était de raviver la flamme des combats pour l’égalité des sexes, l’émancipation des femmes et la reconnaissance de leurs droits, notamment politiques et économiques. Mais «c’est une mascarade où l’on préfère les discours creux aux actions concrètes».

Selon elle, le combat que les femmes patriotes mènent aujourd’hui est celui de la justice, de la dignité et de l’égalité.

Noël Adoum

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