
Par un communiqué de presse publié ce 1er mars 2026, le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) par la voix de son porte-parole Max Kemkoye dénonce l’interdiction de son activité par les forces de défense et de sécurité à l’hôtel Zenabel.
Le Porte-parole du GCAP Max Kemkoye, relève que «le Président du MPS, Mahamat Idriss Deby Itno, incapable de gérer l’adversité politique par les arguments politiques fait du GCAP son principal ennemi politique». Dans la matinée du 28 février 2026, le régime a envoyé la police pour empêcher la tenue de l’Évaluation publique du retrait du GCAP des activités politiques, à l’occasion de la commémoration de la journée dédiée à la gloire aux martyrs de la liberté en l’occurrence du feu Président du PSF Yaya Dillo Betchi, sous le prétexte que cette activité est strictement interdite sur instruction du ministre de la Sécurité Publique, a indiqué le communiqué.
Le GCAP rappelle que cette activité est prévue dans un endroit commercial, n’autorisant ni acte susceptible de troubler de quelle que manière que ce soit l’ordre public, ni présentant un quelconque danger puisque bien déclarée publiquement et largement annoncée 48 heures avant. «Comme si tuer Yaya Dillo Djerou Betchi, ses proches et militants et effacer son siège de la carte de N’Djamena ne suffisait pas, il faut interdire à ses camarades d’évoquer sa mémoire ou tout simplement parler de lui en ce jour triste de l’histoire politique du Tchad », a souligné le groupe.
Comment expliquer que le phénomène de «balles perdues» continue de faire impunément des victimes innocentes, alors que celles-ci devraient en principe être protégées par les soi-disant forces de défense et de sécurité ? S’interroge le GCAP avant d’ajouter, «quand la vie publique est entre les mains des gens qui ignorent ce qu’est un État, l’on ne peut s’attendre en permanence qu’à des actes d’une gravité évidente et absolument attentatoire à la vie, aux droits et aux libertés».
«Voilà un régime absolu, qui se dit si puissant, disposant de tous les pouvoirs et de toutes les forces militaires, a peur, si peur d’un groupe d’une quinzaine de partis politiques qui n’ont que la parole comme arme politique. Oui, en politique seules les idées combattent les idées, alors pourquoi, dans notre pays, c’est l’argument de la force qui doit prévaloir sur tout?», s’interroge le GCAP.
A l’issue de leur renvoi le 28 février dernier, le GCAP souligne que «désormais, le Tchad, après la mort de la démocratie, est une dictature implacable où ne sont autorisées que les activités du parti unique MPS et ses affidés, les cérémonies de mariage ainsi que les obsèques. Et tuer, enlever, condamner les opposants, interdire toutes les activités de l’opposition ne sont, ni plus ni moins, que le règne implacable de la dictature», a-t-il ajouté.
Adoum Noël