Par une décision publiée ce jeudi, 23 janvier 2025, le président d’honneur du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) par ailleurs président de la République Mahamat Idriss Deby Itno a convoqué un Congrès Extraordinaire du MPS. L’opposant Max Kemkoye critique et explique la convocation de cette décision. Reportage.

Sur l’article 1er de la décision l’on peut lire, conformément aux dispositions de l’article 37 des statuts révisés, il est convoqué un Congrès Extraordinaire du Mouvement patriotique du salut (MPS). L’article 2 poursuit, le Congrès est prévu le 29 janvier 2025 à N’Djaména et a pour thème «Le MPS à l’ère de la Refondation du Tchad ».

Pour le porte-parole du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques GCAP), par ailleurs président de l’UDP, l’opposant Max Kemkoye, c’est infaisable qu’un Président d’honneur et Président de la République, puisse signer une décision portant convocation d’un congrès d’un parti politique. Et aucun texte de quel parti que ce soit ne peut l’y autoriser. Pour éclairer, en démocratie, un Président de la République, bien qu’investi par un parti politique par lequel, qu’il ait une affiliation de militant de base, de membre du bureau exécutif, dès lors qu’il est élu, il n’assume plus aucune fonction politique, ni de direction ni executive à quel niveau que ce soit au sein du parti. «Je voudrais rappeler au MPS et à M. Mahamat Idriss Deby Itno que, président d’honneur est un titre non une fonction. Car un président d’honneur n’est qu’une figure symbolique concédée à titre honorifique à une personne, généralement pour un accomplissement majeur dans la marche du parti», a-t-il expliqué. C’est simplement un titre honorifique sans prérogatives ni fonctions exécutives ou décisionnelle au sein du parti, dit-il. 

L’opposant s’interroge, comment un Président d’honneur qui se dit Président de la République, descend de son piédestal pour signer une simple décision portant convocation d’un congrès statutaire ou extraordinaire d’un parti? « Oh la la! Notre pays est devenu un jouet entre les mains des gâteux», s’étonne Kemkoye.

Noël Adoum

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