
Le président américain Donald Trump a annoncé la création d’une nouvelle instance internationale appelée Conseil de la Paix (Board of Peace). Présentée comme un instrument de règlement des conflits mondiaux et de reconstruction des zones touchées par les guerres, notamment à Gaza, cette structure est également perçue comme une possible alternative aux Nations Unies.
Il a officiellement signé sa charte lors du Forum économique mondial à Davos ce 22 janvier 2026. Une vingtaine de dirigeants ont rejoint Donald Trump sur scène pour signer la « Charte de la paix », dont le président argentin Javier Milei, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, ainsi que les dirigeants de l’Azerbaïdjan, de l’Indonésie, du Qatar, du Pakistan, de l’Arabie saoudite et de la Turquie. Parmi les autres personnalités invitées à rejoindre le Conseil figurent le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président russe Vladimir Poutine. Moscou a toutefois répondu n’avoir pas encore décidé s’il allait officiellement rejoindre l’initiative.
Selon les modalités annoncées, les pays invités peuvent rejoindre gratuitement le Conseil pour une durée de trois ans, tandis qu’un statut de membre permanent serait conditionné à une contribution estimée à environ 1 milliard de dollars.
L’initiative suscite déjà de vifs débats sur la scène internationale. Plusieurs pays ont exprimé leur accord de principe ou ont rejoint le projet, parmi lesquels l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Maroc, le Vietnam, l’Argentine, la Hongrie, le Kazakhstan et le Bélarus. D’autres États, dont la France et certains pays européens, ont refusé de s’y associer ou poursuivent leur évaluation, invoquant des interrogations sur l’impact du Conseil sur le rôle de l’ONU et sur son cadre juridique.
Enfin, plusieurs puissances, notamment la Russie et d’autres pays européens, n’ont pas encore officiellement communiqué leur position.

Azibert Moussa