
Nombreuses sont ces femmes qui subissent quotidiennement des agressions, des harcèlements sexuels, des viols et elles sont souvent assassinées.
L’impunité et l’hypocrisie sont des éléments qui accentuent davantage toutes ces situations dont sont victimes les femmes. Comment peut-on atténuer toutes ces violences faites aux femmes, si les auteurs de ces crimes horribles sont toujours en liberté?
Combien sont ces femmes qui ont obtenu justice après avoir vécu ces genres de traumatismes ? Elles se comptent au bout du doigt même si elles en existent.
Lors de chaque situation de viol, les achats de conscience et ou des pressions sont exercées sur les parents de victimes, les obligeant à étouffer l’affaire.
Dans tout ça, le plus grand danger, c’est l’hypocrisie de nos autorités qui choisissent de garder le silence lorsque les bureaux sont les intouchables de la République.
Beaucoup de personnalités, dont la Ministre de la Femme ont demandé la radiation de ces jeunes policiers. Nous sommes d’accord que son acte est une forme de violence faite à la femme. Mais la condamnation de manière sélective des cas d’assassinats, de viols et d’harcèlement, est aussi une forme de violence faite aux femmes.
Et d’ailleurs, beaucoup de tchadiennes se souviennent. Il y a des moments où la Ministre de la Femme a brillé par le silence radio, parce que les bureaux étaient des intouchables de la République.
Si la réelle volonté est d’atténuer ces genres de crimes dont font l’objet les femmes, nous devons arrêter avec l’hypocrisie, régler la question liée à l’impunité mais surtout éduquer nos enfants sur les valeurs et l’importance de la femme.
Ahmat Adoum Moussa, journaliste et écrivain.