
Le Premier Ministre Amb Allah-Maye Halina a lancé officiellement ce samedi,7 février 2026 la sixième édition du Festival International des Cultures Sahariennes (FICSA) à Amdjarass dans la province de l’Ennedi Est. Cet événement, qui se déroulera sur une semaine, vise à célébrer la richesse et la diversité des cultures sahariennes à travers des spectacles, des danses traditionnelles, des expositions aux stands et des échanges culturels entre les peuples sahariens.
La grande messe culturelle internationale a vu la présence des membres du gouvernement, des délégations des pays sahariens, des touristes ainsi que d’autres personnalités de marque. Le festival, organisé par le ministère du développement touristique de la Culture et de l’artisanat en collaboration avec plusieurs partenaires, s’inscrit dans une volonté de promouvoir le patrimoine culturel saharien, souvent méconnu. Dans son mot de bienvenue, le Délégué Général du Gouvernement auprès de la province de l’Ennedi Est Mahamat Tougou Tchohimi a relevé que le festival international des cultures sahariennes est bien plus qu’un événement artistique et festif. «Il est un point entre les peuples, un espace de dialogue entre cultures, une tribune d’expression de nos traditions ancestrales, et un moyen privilégié pour transmettre aux jeunes générations les voilées qui caractérisent le peuple du Sahara», a-t-il indiqué.

Le Ministre burkinabè de la communication et de la culture, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo a souligné que le patrimoine culturel sous toutes ses formes est une preuve indéniable de l’engagement des plus hautes autorités de la République du cadre d’œuvrer au rapprochement des peuples sahariens dans une dynamique régionale qui place la culture et le tourisme comme billets déterminants d’un développement durable inclusif. Pour lui, dans un contexte mondial marqué par des crises multiformes, et dans une région sahélienne confrontée à d’importants défis sécuritaires, sociaux et climatiques, ce festival porte un message fort de paix. «En célébrant ces cultures à travers le FICSA, le Tchad offre à l’Afrique et au monde une tribune précieuse pour rappeler que le Sahara et le Sahel ne sont pas uniquement des espaces de défis. Ils sont aussi des réservoirs de créativité, de génie humain et d’espoir», a-t-il souligné.

La Ministre de l’artisanat et du tourisme du Niger Aghaïchata Guichene Atta a déclaré que le Sahara n’est pas seulement un territoire de sable et de silence, il est porteur de mémoire, de savoir, de croyances et de formes d’expression qui ont traversé les siècles. «Il a inspiré les musiques, les danses, les récits, les techniques artisanales et des modes de vie fondés sur la solidarité et le respect de l’autre», a-t-elle ajouté. Elle affirme que dans un monde traversé par les tensions, les crises et les incompréhensions, la culture demeure un espace de rencontre et de dialogue. Elle permet de se comprendre, de se respecter et de construire ensemble. Car elle offre un langage que tous peuvent partager.

Selon le Ministre du développement Touristique, de la culture et de l’artisanat Abakar Rozzi Teguil, à travers le festival International des Cultures Sahariennes, la vision éclairée du Maréchal se
traduit dans les faits dont la culture devient un outil de diplomatie douce, capable de relier les
peuples là où les frontières les séparent. «En valorisant les cultures sahariennes, le Tchad
s’affirme comme un espace de rencontre et de dialogue culturel au cœur du Sahara», a-t-il souligné. Poursuivant que l’ambition du gouvernement est de faire de la culture un moteur économique, du tourisme un outil de développement local et de l’artisanat un vecteur de dignité et d’emploi. «Le tourisme saharien que nous construisons doit être respectueux, maîtrisé et profitable aux communautés locales. Il doit protéger nos sites, valoriser nos savoir-faire et renforcer la fierté des populations», a-t-il énuméré.

Lançant les activités du FICSA, le premier Ministre Allah-Maye Halina représentant le président de la République a déclaré que le Sahara tchadien dispose des atouts rares qui sont des paysages uniques, des sites naturels remarquables et des cultures profondément enracinées. «Ces atouts constituent une base solide pour bâtir un tourisme saharien responsable et attractif», a-t-il indiqué. Pour lui, le choix du gouvernement est clair, celui de développer un tourisme qui valorise nos potentialités et crée d’emplois durables. «Le FICSA participe pleinement à cette ambition de positionner le Sahara tchadien comme une destination culturelle crédible et accessible, capable d’accueillir et faire découvrir notre histoire», a-t-il conclu.

Adoum Noël