
En Italie, une mère a obtenu en justice l’expulsion de son fils âgé de 31 ans, qui vivait toujours à son domicile sans participer aux dépenses ni aux tâches ménagères. Après plusieurs années de tensions, elle a saisi la justice pour mettre fin à cette cohabitation devenue difficile. Le tribunal lui a donné raison et a ordonné au trentenaire de quitter le logement familial avant le 30 juin.
D’après le quotidien Corriere della Sera, la situation s’était aggravée lorsque le fils avait volontairement quitté son emploi sans entreprendre de nouvelles recherches. Dans son jugement, la justice italienne a estimé qu’à 31 ans, il disposait des capacités nécessaires pour travailler et vivre de manière autonome. Elle a également précisé que l’obligation d’entretien de la mère ne s’appliquait plus dans ce cas. En plus de devoir quitter le domicile, l’homme a été condamné à verser environ 3 000 euros de frais de justice.
Au-delà de l’Europe, cette situation prend une dimension encore plus importante dans de nombreux pays africains. Le manque d’emplois et les difficultés économiques structurelles rendent l’indépendance financière particulièrement difficile pour une grande partie de la population. Il n’est pas rare de voir des adultes de plus de 30, voire 35 ans, dépendre entièrement de leurs parents pour leurs besoins quotidiens.
Dans des pays d’Afrique, cette dépendance est souvent subie plutôt que choisie. De nombreuses familles doivent assumer seules les charges du foyer, dans un contexte où les opportunités économiques restent limitées. Certains adultes, faute de revenus, ne peuvent même pas couvrir des dépenses de base, ce qui renforce la pression sur les parents.
Si les parents ont un rôle important dans l’accompagnement de leurs enfants, la justice italienne quant à elle, rappelle que cette responsabilité a des limites. Lorsqu’un adulte est en mesure de travailler, il lui revient de subvenir à ses besoins.
Adoum