
Le président du Parti Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), Dionkey Hubert, a exprimé ses réserves concernant les récentes actions du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP). Lors d’un point de presse animé ce samedi 25 avril 2026 dans son siège à Walia, il a dénoncé la marche annoncée par le GCAP ainsi que la situation sociopolitique actuelle au Tchad.
M.Dionkey Hubert a souligné la difficulté de cerner la vision politique du GCAP, qui se présente comme une alternative, mais semble davantage se concentrer sur des discours répétitifs et une agitation permanente. « Au lieu d’offrir une orientation claire pour le changement, le GCAP s’enferme dans des logiques opportunistes, dépourvues de cohérence », a-t-il déclaré.
Le président de l’EDS a également pointé du doigt le silence du GCAP sur des questions cruciales pour la nation, notamment l’arrestation des opposants politiques. Il a noté l’absence d’initiatives de dialogue avec les institutions compétentes, ce qui soulève des doutes quant à l’engagement démocratique du regroupement. « Le GCAP semble déconnecté des réalités populaires, se contentant d’une présence active sur les réseaux sociaux, là où la politique ne se limite pas aux publications en ligne, mais s’exerce sur le terrain », a-t-il ajouté. Pour lui, les acteurs politiques doivent traduire leurs compétences académiques en actions concrètes au service des citoyens.
Pour l’EDS, la crédibilité politique repose sur les actes et non sur la critique systématique. M.Dionkey Hubert a précisé que cette posture fragilise le climat politique national. Le GCAP, selon lui, apparaît comme un ensemble désorganisé, sans ligne politique claire et se présentant comme le seul détenteur de la vérité.
Concernant la marche annoncée, l’EDS a appelé la population à faire preuve de sérénité et de responsabilité, en évitant de se laisser entraîner dans des dynamiques susceptibles de compromettre la paix sociale. « La stabilité et la cohésion nationale doivent rester notre priorité collective », a insisté Hubert.
L’EDS a également exhorté le président de la République à privilégier un dialogue inclusif avec les partis véritablement engagés pour la bonne gouvernance et le développement national. « Il est temps d’engager des discussions basées sur l’écoute et le respect mutuel », a-t-il conseillé.
Enfin, Le parti Ensemble pour la Democratie et la Souveraineté a réitéré son appel à la libération des prisonniers politiques détenus depuis près d’une année, affirmant que leur maintien en détention constitue un frein au dialogue et à la décrispation du climat politique. « Leur libération est essentielle pour favoriser un climat de confiance et d’apaisement », a conclu Dionkey Hubert.
Adoum Noël