
Par un point de presse organisé à ce soir lundi 27 avril 2026 à l’espace BETNA D’abéché, la Ligue des Jeunes Bilingues du Ouaddaï (LJBO) a exprimé sa position à travers un communiqué officiel en réaction à une récente décision gouvernementale portant sur l’enseignement des langues au Tchad. Cette mesure rend obligatoire l’apprentissage de la langue arabe dans l’ensemble des établissements scolaires, avec un volume horaire et un coefficient équivalents à ceux du français.
ALROUFAY ADAM HISSEN par ailleurs président du comité de crise de la ligue indique accueillir cette orientation avec un mélange de satisfaction et de sérieux, estimant qu’elle s’inscrit dans une logique d’équité linguistique et de respect des principes constitutionnels. Pour la Ligue, cette réforme marque une étape importante vers une reconnaissance équilibrée des deux langues officielles du pays.
Au-delà de l’aspect symbolique, la LJBO considère que cette initiative pourrait contribuer à renforcer la cohésion nationale et à offrir aux jeunes de nouvelles perspectives académiques et professionnelles. Elle souligne que la maîtrise conjointe du français et de l’arabe représente un atout stratégique dans un contexte international de plus en plus compétitif.
Toutefois, l’organisation attire l’attention sur les défis liés à la mise en œuvre effective de cette politique éducative. Elle appelle les autorités, les responsables d’établissements, les enseignants ainsi que les parents d’élèves à s’impliquer activement afin de garantir son succès.
Par ailleurs, la Ligue recommande d’étendre cette dynamique au niveau de l’enseignement supérieur pour assurer une continuité dans le parcours éducatif. Elle insiste également sur la nécessité de doter les écoles de ressources pédagogiques adaptées et de renforcer la formation des enseignants.
En fin la LJBO se dit disposée à accompagner les efforts de sensibilisation autour de cette réforme, qu’elle juge déterminante pour le développement éducatif et social du Tchad.
Ahmat Abdelrahmane Kikigne