
Dans une circulaire 16 juin 2026, le vice-premier ministre chargé de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation M. Limane Mahamat, a rappelé aux chefs traditionnels et coutumiers leurs obligations légales et leur rôle essentiel en tant que collaboratrices de l’administration. Cette initiative vise à renforcer la paix, le développement et la sauvegarde des valeurs ancestrales dans un contexte où la cohésion sociale est mise à l’épreuve par divers défis.
Un appel à la rigueur et à la responsabilité
M. Limane Mahamat s’est dit préoccupé par certains manquements observés dans l’exercice des fonctions traditionnelles. Il a insisté sur la nécessité pour ces autorités de rester en contact permanent avec les populations afin de transmettre les directives des autorités supérieures et de relayer les attentes des citoyens. Il a également précisé que toute administration indirecte, notamment par procuration, est désormais formellement interdite, soulignant que cela pourrait entraîner des sanctions.
La hiérarchie administrative au cœur des obligations
Le vice-premier ministre a souligné l’importance du respect de la hiérarchie administrative. Les autorités traditionnelles doivent exécuter les instructions légales, maintenir des relations de collaboration avec les institutions de l’État et s’abstenir de tout comportement pouvant compromettre l’autorité de l’État ou troubler l’ordre public. En outre, leur rôle dans la prévention et la gestion des conflits communautaires ainsi que dans le développement économique et social est crucial.
Neutralité et incompatibilités
M. Limane Mahamat a également évoqué les principes d’impartialité et de neutralité que doivent observer les chefs traditionnels. Il a précisé que toute activité ou prise de position partisane, ainsi que toute implication dans des actes contraires aux lois de la République, sont incompatibles avec leurs fonctions. Ce cadre vise à assurer que les autorités traditionnelles restent des vecteurs de paix et de cohésion.
Vers un renforcement de l’autorité de l’État
Le vice-premier ministre a conclu en affirmant que le renforcement de l’autorité de l’État et la consolidation de la cohésion sociale sont essentiels pour l’administration du territoire, particulièrement sous la cinquième République. Il a appelé les chefs traditionnels à agir dans l’intérêt général, en préservant l’unité nationale et la paix sociale, tout en respectant les dispositions légales en vigueur.
Adoum Noël