Par un arrêt rendu ce mercredi, les Sages ont mis fin à l’espoir des opposants qui contestaient la réintégration de l’ancien Premier ministre. Saisie par une vingtaine de députés, la haute juridiction a opposé une fin de non-recevoir, estimant que le cœur du litige échappait à son domaine d’intervention.

Pour les requérants, la validation du mandat d’Ousmane Sonko, élu à la tête du Bureau, était entachée d’un vice majeur lié aux incompatibilités régissant les anciens membres du gouvernement. Mais le Conseil a opposé une lecture stricte de la Constitution, renvoyant l’affaire devant les instances internes du Palais. La décision, rendue dans un silence médiatique pesant, consacre l’autonomie de l’Assemblée dans la gestion de ses membres.

Ce faisant, le juge constitutionnel évite de s’immiscer dans une question qu’il juge purement politique, tout en rappelant son rôle de gardien des équilibres institutionnels. Une issue qui laisse le champ libre à l’actuel président de l’institution, mais qui ne manquera pas de relancer les interrogations sur l’étendue réelle des pouvoirs de la juridiction en période de crise politique.

Akhouane Soussé

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