
La Coordination des Associations de la Société Civile et de Défense des Droits de l’Homme (CASCIDHO) a pris position en faveur du retrait du Tchad du Statut de Rome, actant la fin de l’adhésion du pays à la Cour pénale internationale (CPI). Dans un communiqué publié le 28 juillet 2026 à N’Djamena, le coordonnateur national, Mahamat Digadimbaye, estime que cette décision traduit l’affirmation de la souveraineté nationale et de l’indépendance judiciaire du Tchad.
La CASCIDHO affirme que « la CASCIDHO tient à exprimer son soutien total et indéfectible à cette décision hautement souveraine de la République du Tchad ». L’organisation considère que le fonctionnement de la CPI a suscité des interrogations, soutenant que « la CPI, depuis sa création, a fait preuve d’une partialité flagrante en ciblant quasi-exclusivement les dirigeants et les États du continent africain ».
Sous la conduite de Mahamat Digadimbaye, la coordination insiste toutefois sur le fait que ce retrait ne remet pas en cause les engagements du pays en matière de justice. Le communiqué précise en effet que « le retrait du Tchad de la CPI ne constitue en aucun cas un recul de la justice ou un feu vert à l’impunité ». Pour la CASCIDHO, les institutions judiciaires nationales et régionales disposent désormais des capacités nécessaires pour garantir la protection des droits humains et lutter contre les crimes graves.